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Pétrole : Le baril de brut tente de reprendre ses esprits.

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(CercleFinance.com) - Le cours du Brent restait sous le choc de sa baisse des derniers jours, mais tendait cependant à rebondir sur la zone des 111 dollars. En revanche, le WTI américain est toujours pénalisé par l'importance croissante des stocks US. Ainsi vers 12 heures 50, le Brent de mer du Nord cédait symboliquement 0,2% à 113 dollars, mais le WTI américain recule plus lourdement de 0,6% à 96,2 dollars.

Les stocks de pétrole publiés hier aux Etats-Unis par l'Energy Information Agency (EIA) ont augmenté pour la 7ème semaine de suite de 3,65 millions de barils à 379,5 millions d'unités. Il faut remonter fin août 1990 pour retrouver un tel niveau. Il s'agit aussi de leur 7ème semaine de hausse d'affilée.

Mais les stratégistes Matières premières de BNP Paribas CIB, Harry Tchilinguirian et Gareth Lewis-Davies, rappellent que parallèlement, les stocks de produits raffinés et notamment d'essence ont continué de refluer. Le recul de 209,7 à 207,1 millions de barils d'essence était plus marqué que prévu, et c'était aussi le 12ème de suite. En effet, 'la demande d'essence a augmenté pour la deuxième semaine de suite, bien que relativement à de bas niveaux', indiquent les spécialistes, 'et les importations d'essence ont reculé'.

D'ailleurs, les prix du brut ont réagi positivement à cette publication. Rappelons que le coup d'envoi de la 'driving season', la saison des départs en vacances et en week-ends aux Etats-Unis, sera traditionnellement donné par le Memorial Day, qui rallongera du lundi le dernier week-end de mai.

Selon BNP Paribas CIB, le recul enregistré par le brut depuis une semaine est dû 'au retour d'un environnement financier marqué par une aversion généralisée pour le risque'.

Un autre opérateur sur les marchés énergétiques européens met, lui, en cause les nouvelles règles auxquelles s'est conformé le Chicago Mercantile Exchange (CME), un grand marché américain pour les produits dérivés. En application des lois fédérales promues par l'administration Obama pour restreindre la spéculation sur les matières premières, des changements de catégorisation d'intervenants sur les marchés dérivés sont ainsi entrés en vigueur le 7 mai dernier, indique ce courtier.

Selon les nouvelles règles, certains membres sont désormais considérés comme que 'spéculateurs' et doivent donc faire face à des appels de marge plus élevés. En clair, pour les intervenants concernés, le fait de détenir une même position nécessite de mobiliser davantage de capitaux, et in fine leur coûte plus cher.

Deux cas de figure étaient possibles au lendemain du 7 mai : soit ces intervenants trouvent les fonds nécessaires pour maintenir leurs positions, soit ils vendent ces dernières. Il est probable que les plus fragiles d'entre eux aient choisi la seconde option en fin de semaine dernière, ce qui a sans doute accéléré sinon provoqué le vif courant vendeur alors observé.

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