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Pétrole wti : Le baril bien parti pour terminer février en baisse

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(CercleFinance.com) - Sans tendance ce midi, le contrat sur le Brent de mer du Nord livrable en avril cotait 112,2 dollars (+ 0,3%), le WTI américain de même échéance cédant 0,1% à 92,6 dollars.

Un analyste relève, alors que février touche à sa fin, que le baril WTI est bien parti pour terminer ce mois en baisse (de l'ordre de cinq dollars environ pour chacun des deux barils), du jamais vu depuis octobre.

Certes, aux Etats-Unis, les stocks commerciaux de pétrole brut ont augmenté de 376,4 à 377,5 millions de barils/jour la semaine passée, soit un peu moins que prévu par le consensus. Cependant, à ce niveau, ces réserves ont d'abord signé leur 6ème semaine de hausse consécutive. Ensuite, elles sont perchées à leur plus haut niveau depuis celui constaté lors de la semaine du 20 juillet dernier. Enfin, ces chiffres comptent parmi les plus élevés jamais enregistrés dans l'histoire de la statistique.

Le marché US ne manque donc pas de pétrole, qu'il s'agisse d'une surabondance d'offre provenant notamment du Canada ou d'une demande faible, sinon d'un mélange des deux.

Comme le rappellent les analystes de Commerzbank, la baisse du brut s'est intensifiée mercredi, soit bien après le résultat du scrutin italien. Hier, le Brent est même tombé à un plus bas niveau de cinq semaines à 111,65 dollars le baril, annulant ainsi pratiquement tous ses gains depuis le début de l'année.

'La cause n'est pas uniquement à chercher du côté des coupes automatiques dans les dépenses fédérales US qui se produiront vendredi soir si aucun accord n'est trouvé entre temps', expliquent les analystes. Une telle perspective serait foncièrement mauvaise pour l'activité économique US et, partant, pour la demande de brut qui lui est étroitement liée.

'Il faut aussi regarder du côté des produits raffinés', estime Commerzbank, notamment l'essence aux USA et le diesel en Europe, tous deux mal orientés dernièrement. Les analystes soulignent que selon le Département américaine de l'Energie, la demande pétrolière moyenne US était de 18,56 millions de barils/jour, 'son plus bas niveau depuis 1996'. Et les derniers indicateurs de demande ne sont pas des plus positifs.

Une croissance molle en est-elle la seule raison ? Non pas, selon Commerzbank, qui incite à regarder aussi du côté de 'l'efficacité énergétique' des véhicules, équipements industriels, chaudières, etc.

Enfin, la prime de risque géopolitique qui avait enflé depuis plus d'un an autour de l'Iran commence à se détendre, ce qui laisse supposer que l'éventualité de tensions autour du détroit d'Ormuz a bien diminué. Après un durcissement des sanctions qui a pesé sur les exportations iraniennes de brut (moins d'un million de barils/jour en janvier, selon l'AIE), Téhéran est maintenant plus disposé à faire des concessions, et il semble que la communauté internationale aussi.


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