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Pétrole wti : Détente des prix du brut mardi midi.

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(CercleFinance.com) - Le cours du Brent se tassait de nouveau ce midi alors que les inquiétudes quant aux conséquences des prix actuels sur la demande montaient en puissance. Le contrat sur le baril de Brent de Mer du Nord de prochaine livraison se repliait de 0,9% ce midi à 123,1 dollars, le WTI américain cédant 0,2% à 108,3 dollars.

Certes, le cours du brut est toujours soutenu par la dépréciation du dollar notamment contre l'euro, son principal concurrent, qui atteint maintenant 3,7% depuis le début de l'année. Libellé exclusivement en billets verts, le cours du baril a tendance à monter quand sa devise de référence baisse, et inversement.

En outre, le cours du pétrole reste à un niveau proche de ses records de neuf mois alors même que le FMI a révisé en baisse ses prévisions de croissance 2012 fin janvier dernier, et que la Commission européenne prévoit à son tour, depuis la semaine dernière, une récession en zone euro cette année.

En somme, la tenue de la demande face à de tels prix commence à susciter des doutes. D'ailleurs ce matin, la division ScotiaFX de la banque canadienne Scotia rappelait que'les conséquences d'un prix élevé du baril sont bien réelles' : selon les spécialistes citant l'OCDE, chaque hausse de 10 dollars le baril réduit le PIB de cette région composée de 34 pays industrialisés de 0,2 point de pourcentage, tout en augmentant l'inflation d'autant.

BofA Merrill Lynch Global Research indiquait de son côté qu'un hausse imprévue de 10 dollars du baril provoque généralement une baisse de la demande allant de 0,1 à 0,5% selon les pays.

Rappelons que selon le BP Statistical Yearbook de 2011, l'OCDE consommait 46,4 millions de barils de pétrole par jour, soit 52,5% du total mondial. A elle seule, l'Union européenne absorbait alors 13,9 millions de barils/jour, soit 16,4% du total.

En outre, BNP Paribas CIB indiquait hier soir que l'offre méritait elle aussi d'être surveillée : le marché pétrolier, qui semble avoir atteint un pallier après une forte hausse ce dernier mois, 'pourrait facilement se retourner sur une amélioration des perspectives d'approvisionnement à court terme', estimaient les stratégistes Pétrole de la banque.

Alors que la dégradation des relations politiques en général et pétrolières en particulier avec l'Iran ne donnent aucun signe d'apaisement, les analystes relèvent que l'OPEP comme les pays producteurs qui n'en sont pas membres augmentent leurs extractions d'oir noir. 'Pour le Brent essentiellement, les mises en production de puits offshore au Nigéria et le redressement plus rapide que prévu de l'offre libyenne comptent parmi les facteurs qui pourraient précipiter une correction plus vive (pour le Brent) que pour le WTI', indique une note.

Enfin, les stocks commerciaux de brut américains que l'Energy Information Agency (EIA) publiera demain sont attendus en hausse de l'ordre d'un million de barils. Ils se situaient la semaine dernière à 340,7 millions d'unités, soit leur niveau le plus élevé depuis fin septembre dernier. Rappelons que ces stocks étaient mi-décembre tombés sous les 324 millions de barils, ce qui n'était plus arrivé depuis fin 2008.

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