Bourse > Pétrole wti > Pétrole wti : Dérapage du baril avec l'espagne et le dollar.
Pétrole WTIPétrole WTI WBS - MP0000000WBSWBS - MP0000000WBS
48.72 +0.45 %
48.38Ouverture : 48.87+ Haut : 47.86+ Bas :
+0.70 %Perf Ouverture : 55.22Clôture veille : 55 148Volume :

Pétrole wti : Dérapage du baril avec l'espagne et le dollar.

tradingsat

(CercleFinance.com) - L'onde de choc de l'inquiétude liée à l'Espagne s'est propagée aux marchés pétroliers ce matin, où les différents barils accusent de fortes baisses que la hausse du dollar ne fait que majorer. Ce midi, le cours du Brent de mer du Nord recule vivement de 1,9% à 104,7 dollars, le WTI américain l'imitant en perdant 1,8% à 89,5 dollars.

Alors qu'une certaine accalmie semblait s'installer du côté espagnol, les mauvaises nouvelles ont finalement repris le dessus. L'agence de notation indépendante Egan-Jones a en effet abaissé sa note de la dette de l'Espagne de 'BB-' à 'B', une décision qui pourrait en préfigurer de semblables de la part d'agences plus importantes.

“La situation espagnole semble de plus en plus inquiéter les investisseurs alors que le secteur bancaire ibérique est confronté à une crise de liquidités sans précédent. L'insolvabilité des établissements financiers espagnols est grandissante tout comme l'accroissement des actifs toxiques immobiliers dans leurs bilans. Au sein d'une économie en récession, l'Espagne ne peut résolument pas s'en sortir sans faire appel à une aide extérieure”, ajoute un analyste.

En bref, le retour de la croissance en Europe semble s'éloigner un peu plus.

En outre, l'appréciation du dollar se poursuit ce matin, l'euro venant de toucher un nouveau point bas depuis 2010. Le prix de brut, qui n'est négocié qu'en cette devise, tend dans ce contexte à baisser mécaniquement.

Par ailleurs, le dicton 'Sell in May an go away' s'est de nouveau vérifié cette année, pour la 3ème année de suite, soulignent les stratégistes Matières premières de BNP Paribas CIB. Du Du 3 au 23 mai, le WTI a corrigé de 15% et le Brent de 12%, calculent-ils.

En effet, d'un point de vue fondamental, la demande pétrolière du 2ème trimestre devrait être la plus faible de l'année pour des raisons saisonnières. Pour ne rien arranger, le dynamisme de l'économie mondiale marque le pas, y compris en Chine, pays-clé pour la demande marginale de pétrole. Pour ne rien arranger, la Chine a démenti les rumeurs de plan de relance qui courraient ces derniers jours.

De plus, du côté de l'offre, l'Arabie saoudite, l'Irak et la Libye ont permis à la production de l'OPEP de s'orienter à la hausse d'un mois sur l'autre.

En outre, en tant qu'actif dont le prix est lié à l'intensité de l'activité économique, le brut a été lui aussi pénalisé par l'aversion au risque qui prédomine sur les marchés financiers ces dernières semaines. Selon BNP Paribas CIB, ce facteur prime d'ailleurs les explications fondamentales, les éléments énumérés ci-dessus étant déjà connus pour la plupart avant que ne survienne la correction.

Enfin, demain après-midi, avec un jour de décalage en raison du Memorial Day de lundi, l'Energy Information Agency (EIA) américaine devrait faire état d'une nouvelle hausse des stocks commerciaux de bruts américains. Or ces derniers se situent déjà à leur plus haut niveau depuis l'été 1990.

Copyright (c) 2012 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI