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Pétrole wti : légère érosion des barils de référence

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(CercleFinance.com) - Mardi midi sur les marchés pétroliers, le contrat sur le baril de Brent de mer du Nord livrable en janvier se tassait 0,2% à 108,3 dollars, le WTI américain d'échéance décembre cédant 0,3% à 92,8 dollars.

L'écart entre le prix des deux barils s'est creusé de nouveau et dépasse maintenant les 15 dollars soit, peu ou prou, un niveau perdu de vue en mars dernier. 'La semaine dernière', rappellent les analystes de TD Securities, 'l'Agence internationale de l'Energie a, dans son rapport World Energy Outloook, (...) suggéré que les Etats-Unis pourraient détrôner tant l'Arabie saoudite que la Russie en tant que premier producteur d'or noir au monde dans seulement deux ans'.

En deux ans, la production quotidienne américaine est passée de 5,8 millions de barils à près de huit millions, ajoutent les analystes.

De ce fait, le brut ne manque pas aux Etats-Unis : selon l'Energy Information Agency, outre-Atlantique, les stocks commerciaux d'or noir se sont accumulés huit semaines de suite. Ainsi, entre la 2e semaine de septembre et la 2e semaine de novembre, cette jauge est passée de 355,6 à 388,1 millions de barils. Elle se rapproche ainsi du record de plus de 30 ans de 397,6 millions d'unités touché fin mai.

Certes, le consensus table sur une baisse de l'ordre d'un million de barils des stocks de brut qui seront publiés demain par l'EIA. Mais cela ne suffit pas à inverser à la tendance, alors que la production nord-américaine d'or noir ne cesse de progresser et que la demande peine à suivre.

En revanche, du côté du Brent, la pression exercée par les facteurs géopolitiques (Iran, Libye...) continue de plaider pour un prix plus élevé du pétrole de référence européen.

Attention cependant : selon les analystes de Commerzbank citant l'organisme Joint Oil Data Initiative (JODI), 'l'Arabie saoudite a exporté 7,84 millions de barils/jour en septembre, soit le chiffre le plus élevé constaté ces huit dernières années'. En effet, la production est restée élevée alors que la demande domestique baisse après la fin de l'été, qui entraîne une moindre sollicitation des climatiseurs”.

En effet, les centrales à fuel et pétrole dominent largement le parc électrique saoudien, bien que les unités au gaz tendent à monter en puissance.


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