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Pétrole wti : détente des barils, détente en Ukraine

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(CercleFinance.com) - La légère prime de risque géopolitique qui s'est formée hier sur les cours des barils de référence diminuait ce midi après des annonces plus rassurantes provenant d'Ukraine et de Russie. A cette heure, le contrat sur le baril de Brent de mer du Nord livrable en avril cédait 1,6% à 109,4 dollars, le WTI américain de même échéance reculant de 1,4% à à 103,5 dollars.

Hier en effet, sur fond de menaces de guerre entre la Russie et l'Ukraine, les deux barils s'étaient envolés de l'ordre de deux dollars. Actuellement et devant l'Arabie saoudite, la Russie est le premier producteur mondial de brut, rappellent les spécialistes d'ANZ, en extrayant quelque 10 millions de barils/jour.

Mais ce matin, “les actifs plus risqués (...) ont rebondi ce mardi matin alors que les matières premières et le yen japonais ont dévissé après que le président Poutine a renvoyé dans leurs bases des soldats russes en manoeuvre”, commentent les courtiers de RTFX.

Les manoeuvres regroupant quelque 150.000 militaires russes non loin de la frontière ukrainienne étaient effectivement un facteur de tension de plus. La diplomatie semble en outre prendre le pas sur l'action militaire dans la région, Moscou échangeant de nouveau avec les autres capitales.

Ce qui n'empêche que des militaires très vraisemblablement russes restent présents en nombre en Crimée, région autonome sous souveraineté ukrainienne.

Dans une conférence de presse, le président russe Vladimir Poutine vient d'exclure, “pour le moment”, un intervention militaire conte l'Ukraine. Mais il est resté combatif en estimant que les troupes présumées sans insigne en Crimée étaient des forces d'auto-défense (et non des militaires russes), et en annonçant que le rabais octroyé à l'Ukraine sur le prix du gaz serait remis en cause.

Les cambistes de Société Générale mettent d'ailleurs en garde pour ce qui n'est, selon eux, qu'une amélioration 'temporaire' : 'bien évidemment, ce n'est pas terminé', écrivent-ils ce matin à propos des tensions russo-ukrainienne. 'Les conséquences économiques de la crise seront significatives, notamment en Russie, quand en Ukraine, la stabilité politique constitue toujours un immense défi'.

Notons enfin que la production du Soudan du Sud a, en février, baissé de 29% par rapport à janvier après que des troubles aient éclaté dans le pays.


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