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Onxeo : "le potentiel de création de valeur est devant nous"

(Tradingsat.com) - BioAlliance a commencé à vendre son premier médicament il y a plusieurs années déjà, une exception parmi les biotechs françaises. Si elle n'atteint pas encore l'équilibre, la société continuer de progresser dans la construction de son portefeuille de produits de spécialités et ciblant les maladies rares ou orphelines. Le point avec Judith Greciet, directrice générale de l'entreprise.

Tradingsat.com : Vos récents résultats semestriels, en perte, n'ont pas enthousiasmé les investisseurs.

Judith Greciet : Le fait est que le profil de BioAlliance est encore celui d'une société de biotechnologie qui n'a pas encore atteint la maturité, c'est-à-dire que nous sommes encore en pleine phase de développement de nos programmes de recherche sur nos médicaments. Même si nous générons déjà des ventes avec notre premier produit, le Loramyc, le potentiel de création de valeur pour l'actionnaire est devant nous ! Nous suivons parfaitement la feuille de route que nous nous sommes fixée.

Tradingsat.com : Le directeur financier de BioAlliance, Nicolas Fellman, évoque une « trésorerie saine ».

Judith Greciet : La situation financière du groupe est en effet transparente et solide. Notre niveau de trésorerie au 30 juin était d'environ 20,5 millions d'euros, ce qui confère à l'entreprise une visibilité de 12 mois au minimum, dans les standards du secteur. De possibles accords de licence ou de développement sont par ailleurs susceptibles de renforcer nos moyens financiers et de procurer de nouvelles sources de revenus.

Tradingsat.com : Votre nouveau partenaire aux Etats-Unis pour le Loramyc est-il le bon ?

Judith Greciet : Nous avons annoncé cet été la signature de l'accord avec la société Vestiq pour la commercialisation aux Etats-Unis d'Oravig (le nom de Loramyc aux Etats-Unis). Nous sommes actuellement en train de travailler à la mise en place de ce partenariat. La commercialisation devrait démarrer début 2013. La stratégie de croissance de Vestiq dans les soins de support en cancérologie est parfaitement adaptée à un médicament comme Oravig, indiqué dans le traitement de la candidose oropharyngée, qui est une infection touchant principalement les patients immunodéprimés, notamment les patients atteints de cancer sous chimiothérapie ou radiothérapie et les patients infectés par le VIH.

Tradingsat.com : Quel est le potentiel commercial du Loramyc/Oravig ?

Judith Greciet : Il est de l'ordre de 35 à 45 millions d'euros aux Etats-Unis, sachant que le marché américain représente environ 50% du marché mondial. En Europe, le montant des ventes n'est pas divulgué par notre partenaire Therabel. Celui-ci affiche une grande détermination dans un contexte marqué par la pression sur les budgets hospitaliers. Il vient de démarrer la commercialisation du produit en Italie après avoir obtenu le prix de vente et le remboursement.

Tradingsat.com : Où est le développement du Sitavig, votre médicament pour traiter l'herpès labial récurrent ?

Judith Greciet : Sitavig est le deuxième médicament (après le Loramyc) de notre portefeuille de produits de spécialités visant des indications connues et dont nous améliorons le profil d'efficacité et de tolérance grâce à une présentation spécifique (Lauriad). C'est une présentation galénique d'un petit comprimé que l'on colle sur la gencive et qui permet de délivrer le principe actif de façon lente et continue. Après soumission du dossier d'enregistrement, nous tablons sur une réponse des autorités de santé américaines et européennes fin 2012 ou début 2013.

Tradingsat.com : La phase III a débuté pour le Livatag, votre produit à plus fort potentiel.

Judith Greciet : Pour resituer les choses, le Livatag est le candidat-médicament le plus avancé de notre deuxième portefeuille de produits, qui est dédié aux traitement des maladie orphelines en cancérologie, c'est-à-dire les cancers dont la fréquence est considérée comme relativement rare. C'est à l'intérieur de ce portefeuille - qui comprend aujourd'hui trois produits en études cliniques - que réside le gros du potentiel de création de valeur de BioAlliance. Livatag est développé dans le traitement du cancer primitif du foie. C'est un nano-médicament qui pourrait à termes générer des ventes annuelles de 800 millions d'euros. Nous avons recruté le premier patient de l'étude clinique de phase III en juin dernier. Le calendrier prévoit de terminer le recrutement fin 2014, les résultats devraient donc pouvoir être annoncés courant 2015.

Tradingsat.com : L'essai clinique de phase II de Validive dans le traitement des mucites avance-t-il comme prévu ?

Judith Greciet : La mucite est une pathologie résultant d'un effet secondaire de la radiothérapie chez les patients atteints d'un cancer ORL. Elle entraîne une dégradation de la muqueuse très importante qui peut conduire à ralentir le traitement du patient. Aucun remède efficace n'existe aujourd'hui. Validive est le deuxième médicament du portefeuille orphelin en cancérologie. Nous avons recruté un peu plus du tiers de la file de patients prévue dans le cadre de l'étude clinique de phase II en cours. Le recrutement devrait s'achever en fin d'année prochaine pour une annonce des résultats dans le courant de l'année d'après (2014).

Propos recueillis par François Berthon

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