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Lagardere s.c.a. : Cor-lagardère veut mettre en bourse canal+ d'ici mars 2011

jeudi 26 août 2010 à 22h23
Cor-lagardère veut mettre en bourse canal+ d'ici mars 2011

Correction: bien lire que la cession des 7,5% d'EADS dépendra notamment de l'A350 et non de l'A400M.

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Lagardère s'est montré jeudi déterminé à voir Canal+ France entrer en Bourse d'ici mars 2011 faute d'accord sur la cession de sa participation de 20% à Vivendi, l'actionnaire majoritaire du groupe de télévision payante.

Ebranlé au printemps dernier par une campagne de l'actionnaire activiste Guy Wyser-Pratte, le groupe de médias accélère la cession de ses participations minoritaires, qui font peser une décote de conglomérat sur son cours en Bourse.

Arnaud Lagardère, gérant commandité du groupe hérité de son père, s'est montré plus prudent pour l'autre grande cession attendue par les analystes, celle de ses 7,5% restants dans le groupe d'aéronautique et de défense EADS.

Lors de la présentation des résultats semestriels de son groupe, Arnaud Lagardère est apparu plus que jamais pressé de faire le ménage dans ces participations minoritaires, parmi lesquelles figurent 25% d'Amaury, propriétaire du Parisien et de L'Equipe, et 42% du groupe de presse Marie-Claire.

Il s'est en particulier dit déterminé à introduire Canal+ France en Bourse alors que les analystes y voyaient jusqu'à présent une nouvelle tactique de négociation de Lagardère, engagé depuis plusieurs mois dans une partie de poker menteur avec Vivendi, qui détient le solde de 80%.

"Nous irons jusqu'au bout du processus (...), nous ne ferons pas demi-tour en chemin", a-t-il déclaré lors d'une conférence téléphonique à l'occasion des résultats semestriels.

ALLER VITE POUR CANAL+

Arnaud Lagardère veut aller vite pour ne pas être coincé par l'appel d'offres prévu courant 2011 pour les droits de la Ligue 1 de football pour la période 2012-2016, pendant lequel une introduction en Bourse de Canal+, principale partie prenante, serait pour le moins délicate.

Le directeur financier Dominique D'Hinnin, chargé de piloter l'opération, a expliqué que si celle-ci n'était pas bouclée avant la fin de l'année, il faudrait attendre mars parce que les investisseurs voudraient connaître les résultats 2010 de Canal+ avant de s'engager.

Lagardère valorise dans ses comptes ses 20% dans Canal+ France à 1,5 milliard d'euros, soit la valeur proportionnelle des options de ventes exercées cette année par TF1 et M6, qui détenaient ensemble 15% de Canal+ France.

Les analystes doutent que Lagardère, qui ne dispose pas d'option de vente, puisse atteindre une telle valorisation lors d'une introduction en Bourse.

En vertu d'un pacte d'actionnaires noué en 2007 lors de la fusion entre CanalSat et TPS, faute d'un accord entre les deux parties sur le prix de la participation, Lagardère pouvait céder ses actions sur le marché.

Le Figaro avait rapporté cet été que Vivendi avait refusé une proposition de 1,35 milliard d'euros de Lagardère. Aucun des deux groupes n'avait commenté l'information.

"Vivendi ne nous a fait aucune proposition quand nous leur avons donné (notre) prix. Leur réponse a été: nous préférons garder notre argent et investir dans les télécoms", a expliqué Dominique D'Hinnin.

DAVANTAGE DE TEMPS POUR SORTIR D'EADS

Concernant EADS, l'équation est plus compliquée. L'action a regagné 27% depuis le début de l'année pour clôturer à 17,95 euros jeudi, mais reste encore basse et nombre d'analystes sont convaincus que Lagardère ne vendra pas à moins de 20 euros.

Arnaud Lagardère a également indiqué qu'il voulait d'abord s'assurer que le programme du futur Airbus A350 était bien engagé avant de quitter le capital du groupe.

"Il pourrait y avoir des retards, ou peut-être pas, nous n'en savons rien", a-t-il expliqué. "Mais pour être en position de vendre ces actions dans EADS, nous voulons être 100% à l'aise avec le développement de cet avion, ce qui signifie encore un peu plus de temps".

Il a ajouté avoir le feu vert de l'Etat français pour se désengager et que la question de l'équilibre franco-allemand dans le capital d'EADS n'était pas de son ressort.

"Je n'attends pas de cession à la fin de cette année, mais si nous avons une opportunité, il est clair que nous la saisirons", a-t-il ajouté.

Arnaud Lagardère a également dit que ses discussions avec Marie-Odile Amaury, propriétaire du groupe de presse homonyme, en vue d'un désengagement n'avaient pas encore abouti, tout en espérant y parvenir en 2011, voir dès cette année.

Il a argué qu'une vente du Parisien et d'Aujourd'hui en France, en recentrant le groupe sur l'organisation d'évènements sportifs et L'Equipe, accroîtrait les conflits d'intérêt avec Lagardère, également présent dans ce domaine, plaçant Marie-Odile Amaury dans une "position inconfortable".

"Il est important que nous vendions", a-t-il dit. "Nous sommes pris au piège dans une entreprise dont nous n'avons pas le contrôle et dont nous ne tirons quasiment aucun dividende".

Edité par Marc Angrand

Copyright © 2010 Thomson Reuters

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