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Focus home int : L'éditeur de jeux vidéo Focus Home atteint un record en Bourse grâce à une note de Berenberg

jeudi 10 décembre 2020 à 11h26
Focus Home Interactive atteint un sommet historique en Bourse

(BFM Bourse) - Le groupe français qui édite des jeux vidéo pour le compte de plusieurs développeurs, notamment des franchises à succès comme Farming Simulator ou Vampyr, bondit grâce à une note de Berenberg, les analystes jugeant le titre largement sous-évalué.

"Il arrive que nous trouvions un actif qui n'est pas au bon prix. C'est de plus en plus rare dans le secteur des jeux vidéo, mais Focus Home Interactive (FHM) est dans ce cas de figure". Les analystes de Berenberg Benjamin May et Edward James n'y vont pas par quatre chemins en introduction de leur note matinale consacrée à l'éditeur et au distributeur français de jeux vidéos. Ainsi, alors que le titre Focus Home Interactive a bouclé la séance de mercredi à 48,6 euros, les experts de Berenberg n'ont pas hésité à démarrer le suivi avec un objectif fixé à 99 euros, ce qui témoigne d'un potentiel de hausse de plus de 100% par rapport à la clôture de la veille.

"Les actions Focus Home Interactive se négocient actuellement à 13 fois le PER (ratio "cours sur bénéfices) estimé pour l'exercice 2022, avec un taux de croissance annuel moyen du bénéfice par action (BPA) de 18% dans le scénario de base sur les exercices 2021 à 2023. Il s'agit d'une décote de 50 % par rapport au secteur" relèvent les analystes.

En réaction à cette note, le titre de l'éditeur français de jeux vidéo décolle à un niveau inédit depuis son introduction en Bourse à 12,07 euros en février 2015. Peu après 10h10, l'action Focus Home Interactive (ticker "ALFOC") s'échange de fait à 53,4 euros, en hausse de près de 10% par rapport à la veille, après avoir pris jusqu'à 27% à 62 euros peu après l'ouverture des échanges. À ce stade, le titre affiche une progression de plus de 120% depuis la début de l'année, ce qui permet au groupe d'atteindre une valorisation de près de 250 millions d'euros.

"Sous le radar des investisseurs"

Benjamin May et Edward James expliquent que la société "édite des jeux AA (qui se définissent comme des productions au budget plafonné, avec un niveau d’ambition technique moindre vis-à-vis des blockbusters dits "triple A" ou "AAA", mais placées sur des niches porteuses, NDLR) pour une vingtaine de développeurs, générant 80% de ses ventes par les canaux numériques". Bien que FHM a réalisé un taux de croissance annuel moyen de 22% entre 2015 et 2020, les deux analystes estiment "que sa faible capitalisation boursière lui a permis de rester sous le radar des investisseurs". Et "alors que le BPA du consensus a augmenté de 40% cette année, notre analyse montre que les bénéfices pourraient augmenter de manière significative à court et à long terme, car FHM vise à transformer son modèle d'entreprise en devenant davantage un développeur de ses propres jeux" soulignent-ils.

"Apparemment, nous ne sommes pas les seuls à avoir repéré l'opportunité puisqu'une société d'investissement a acquis une participation de 40% dans l'entreprise en juillet", relèvent les analystes. Le distributeur de logiciels Innelec Multimedia a en effet cédé l'intégralité de sa participation, à savoir 35,6% du capital de FHM à une filiale (Neology) de la société française d'investissement FLCP & Associés sur la base d'un prix de 40 euros par action. Benjamin May et Edward James précisent en outre que leur "blue-sky scenario" implique "un quasi-triplement du prix de l'action par rapport aux niveaux actuels".

Dans le détail, les analystes louent l'accélération de la croissance du groupe au cours des dernières années, FHM ayant "fait passer de cinq à vingt le nombre de développeurs dont elle publie les jeux". Parmi ceux-ci on retrouve notamment Vampyr, le jeu de rôle narratif du studio français DontNod, FarmingSimulator (franchise à succès créée par le studio suisse Giants Software) mais aussi SnowRunner, The Surge, World War Z et Call of Cthulhu, développé par Cyanide Studio.

Un calendrier de sorties important

"Par conséquent, le nombre de jeux dans le calendrier de sortie est nettement plus important, ce qui signifie que son activité est plus diversifiée et qu'il y a moins de risques financiers sur les titres individuels. Nous pensons que cela contribuera à une plus grande stabilité des bénéfices à moyen et long terme" avancent les analystes, qui tablent sur une croissance moyenne annualisée de 18% des ventes (et du bénéfice par action) entre 2021 et 2023. "Avec neuf sorties de jeux au second semestre contre six au premier, nous pensons que les estimations à court terme sont très prudentes" compte tenu des bonnes performances de FHM sur les six premiers mois de l'année. "En fait, notre analyse suggère que les prévisions de revenus pourraient être révisées à la hausse (jusqu'à 25%)" précisent-ils.

Après son exercice 2018-2019 décalé record (croissance des ventes de 66%), FHM a ralenti sur son exercice 2019-2020 clos fin mars, affichant une progression de ses revenus de 13% à près de 150 millions d'euros (avec un bénéfice net en hausse de 64% à 13 millions d'euros), avant d'accélérer de nouveau au premier trimestre clos fin juin avec un bond de 51% de ses revenus à 64,3 millions d'euros.

Des acquisitions à prévoir ?

Autre élément qui incite Berenberg à l'optimisme: la volonté affichée par FHM d'internaliser une partie plus importante de sa marge. "FHM a l'ambition déclarée de dépasser le stade de la simple publication pour s'engager davantage dans le développement lui-même. Elle espère également posséder davantage de sa propre propriété intellectuelle. Ce faisant, elle internalisera davantage les aspects économiques de la sortie d'un jeu et les marges augmenteront considérablement" prédisent les experts. Leur analyse avance que les bénéfices du groupe pourraient bondir de 50% d'ici 2023 si sa marge brute atteint 40%, "ce qui nous semble réalisable si FHM continue de progresser dans la chaîne de valeurs".

Benjamin May et Edward James jugent enfin que "les fusions et acquisitions pourraient devenir significatives" à l'avenir, alors que FHM n'a pour l'heure réalisé qu'une seule acquisition au cours des dernières années. Avec "la nomination d'un nouveau président du directoire (Christophe Nobileau, le 23 octobre dernier, également directeur général du groupe) ayant une grande expérience des fusions et acquisitions, nous pensons que ce n'est qu'une question de temps avant que le processus d'acquisition ne commence". Et "dans l'hypothèse de dépenses d'investissement de 45 millions d'euros par an, financées à parts égales par des liquidités, des capitaux propres et des emprunts", les analystes estiment que le BPA des exercices 2022 et 2023 pourraient augmenter respectivement de 25% et 34%.

Quentin Soubranne - ©2021 BFM Bourse
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