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Faurecia : Perte record en 2012 pour PSA, nouvelle stratégie pour Citroën

PSA affiche une perte nette record en 2012PSA affiche une perte nette record en 2012

par Gilles Guillaume et Laurence Frost

PARIS (Reuters) - Le groupe automobile PSA a annoncé mercredi une nouvelle stratégie pour sa marque Citroën et a confirmé ses objectifs de redressement à moyen terme après avoir subi une perte nette record en 2012.

Le constructeur français, en pleine restructuration pour endiguer ses pertes et réduire ses surcapacités en Europe, a perdu 5,01 milliards d'euros l'an dernier, exercice marqué par 4,1 milliards d'euros de dépréciations d'actifs et une poursuite de la chute du marché automobile européen.

En 2011, PSA avait affiché un bénéfice de 588 millions d'euros.

Le free cash flow opérationnel de la division automobile, hors exceptionnels, est ressorti négatif à hauteur de 2,5 milliards d'euros en 2012, soit une consommation mensuelle de cash de 208 millions d'euros. A l'échelle du groupe, elle a atteint 250 millions par mois, un rythme que PSA entend toujours réduire de moitié cette année pour revenir à un free cash flow opérationnel à l'équilibre fin 2014.

"Les résultats du groupe en 2012 reflètent la détérioration de l'environnement dans le secteur automobile en Europe", a déclaré Philippe Varin, président du directoire, au cours d'une conférence avec les analystes.

"Aujourd'hui, les fondations de notre rebond sont posées. Nous allons construire sur l'identité forte de nos marques et différencier leurs territoires clients, cibler davantage nos investissements, restaurer activement la profitabilité en Europe et bénéficier des investissements réalisés dans les marchés en croissance."

Pour réduire sa dépendance à un marché européen en berne et améliorer ses marges dans un secteur ultraconcurrentiel, PSA prépare une nouvelle plate-forme de véhicules à vocation mondiale et poursuit une montée en gamme qui ne concerne plus désormais que les marques Peugeot et DS, la ligne premium de Citroën.

Dès le prochain C4 Picasso, dont le lancement est prévu cette année, le reste de la marque aux chevrons se spécialisera sur des véhicules plus dépouillés pour les automobilistes à la recherche de modèles aux prestations simplifiées.

"On va écarter le positionnement de nos marques, non pas dans des territoires de prix différents parce que de toute façon le positionnement de nos marques se fait dans des gammes de prix assez élevées, on n'entre absolument pas dans le low cost", a précisé Jean-Baptiste de Chatillon au cours d'une téléconférence de presse.

A 9h45, l'action s'adjugeait 2,3% à 6,103 euros, un rebond que plusieurs traders expliquent par des rachats de découverts. Le titre de la filiale Faurecia grimpait de 3,49% à 14,10 euros. Les deux valeurs s'inscrivaient en tête des hausses de l'indice SBF 120 et surperformaient l'indice des valeurs automobiles européennes (-0,07%).

FAURECIA N'EST PAS À VENDRE

En réponse aux craintes sur sa viabilité financière, le premier constructeur automobile français a promis de redresser sa situation grâce aux économies engagées - 1,2 milliard d'euros en 2012 sur un objectif d'un milliard - et aux cessions d'actifs réalisées - deux milliards d'euros en 2012 sur un objectif de 1,5 milliard.

Au cours d'une présentation avec les analystes, Philippe Varin a précisé qu'il n'envisageait pas de cessions supplémentaires, mis à partir 200 millions d'euros d'actifs immobiliers.

Interrogé sur une cession de l'équipementier Faurecia, dont PSA détient 57,4%, Jean-Baptiste de Chatillon a répondu que "Faurecia n'est pas à vendre".

Le ministre de l'Economie Pierre Moscovici a indiqué pour sa part que malgré la mauvaise passe que traverse le groupe, une nationalisation n'était "absolument pas d'actualité".

"(Les résultats 2012 sont) la traduction de ce qu'on sait, c'est-à-dire d'une situation économique difficile pour l'automobile française, pour ce constructeur en particulier", a-t-il déclaré sur France Info.

"Nous avons fait en sorte que Peugeot ait les moyens de son redressement, mais maintenant il faut le réussir, et ça c'est la tâche du management de cette entreprise, mais dans le respect des salariés."

PSA avait fortement augmenté en 2011 et 2012 son budget d'investissement et de recherche & développement pour accompagner un vaste renouvellement de sa gamme, mais cette ambition a été contrariée par la chute des ventes de voitures en Europe du Sud, où le groupe est très présent, à partir de l'été 2011.

PSA compte réduire de 600 millions d'euros en 2013 ses dépenses d'investissement et de R&D, ressorties à 3,8 et 3,7 milliards d'euros respectivement l'année dernière et la précédente, grâce notamment au travail en commun avec son partenaire américain General Motors.

A l'horizon 2018, il veut également doubler le nombre de véhicules par silhouette et par plate-forme afin d'accélérer ses gains d'échelle et leur donner une vocation plus mondiale.

Edité par Dominique Rodriguez

Copyright © 2013 Thomson Reuters


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