Bourse > Dassault systemes > Dassault systemes : Dassault systèmes mise toujours sur l'aéronautique
DASSAULT SYSTEMESDASSAULT SYSTEMES DSY - FR0000130650 DSY - FR0000130650   SRD PEA PEA-PME
91.400 € +0.57 % Temps réel Euronext Paris
91.120 €Ouverture : +0.31 %Perf Ouverture : 91.440 €+ Haut : 90.340 €+ Bas :
90.880 €Clôture veille : 98 014Volume : +0.04 %Capi échangé : 23 690 M€Capi. :

Dassault systemes : Dassault systèmes mise toujours sur l'aéronautique

Dassault systèmes mise toujours sur l'aéronautiqueDassault systèmes mise toujours sur l'aéronautique

par Gwénaelle Barzic

PARIS (Reuters) - Dassault Systèmes table sur une hausse à deux chiffres de ses ventes dans l'aéronautique et la défense entre 2010 et 2014 grâce aux nombreuses innovations qu'offrent ces secteurs, a déclaré mercredi à Reuters son directeur général Bernard Charlès.

Présent au salon du Bourget, l'éditeur français de logiciels croit au potentiel de croissance "important" de ce marché qui représente au niveau mondial environ deux milliards de dollars (1,4 milliard d'euros).

"C'est une industrie qui bouge, qui innove", a souligné Bernard Charlès lors d'une interview, citant notamment l'arrivée de nouveaux matériaux, la diminution des coûts opérationnels et le dynamisme des pays émergents.

Ces innovations, qui obligent les entreprises à revoir leurs processus de fabrication et à avoir recours à des logiciels de simulation et de modélisation, "donnent un champ d'investigation et d'innovation extraordinaire pour Dassault Systèmes", a-t-il ajouté.

Contribuant à hauteur d'environ 20% au chiffre d'affaires de Dassault Systèmes, l'aéronautique et la défense font partie des marchés historiques du groupe avec l'industrie et l'automobile.

Ces marchés sont toutefois sensibles à la conjoncture et ont subi de plein fouet les effets de la crise de 2008, conduisant l'éditeur à diversifier ses activités vers de nouveaux secteurs tels que l'énergie, la pharmacie ou la distribution qui représentent près d'un quart de ses revenus.

Le chiffre d'affaires de l'aéronautique et de la défense reste toutefois en croissance, a précisé Bernard Charlès, et Dassault Système compte pousser son avantage sur ses concurrents par le biais de l'enrichissement de son offre, a-t-il dit, sans exclure de procéder à des acquisitions.

"RÉVOLUTION"

Le groupe, qui a commencé par le design de la géométrie de pièces d'avions, a ensuite étendu son expertise aux outils de collaboration mettant en relation entreprises et sous-traitants.

Avec l'acquisition en mars, pour 25,3 millions d'euros, d'Intercim, société spécialisée dans le traçage et la certification des tâches d'atelier, il est désormais présent dans le processus d'assemblage des pièces d'avions.

"En supposant même qu'on n'ait pas de nouveaux clients, on peut au minimum doubler le nombre d'utilisateurs chez nos clients existants", a estimé Bernard Charlès.

Rappelant que le groupe table sur un doublement de son chiffre d'affaires en 2014 par rapport à 2010, il a jugé peu probable une performance similaire dans l'aéronautique.

"Mais on aura fait une croissance à deux chiffres", a-t-il précisé.

Le patron de Dassault Systèmes, qui tiendra une conférence la semaine prochaine avec des développeurs, a par ailleurs annoncé que le groupe dévoilerait à cette occasion un nouvel outil collaboratif dédié à l'innovation et s'inspirant du fonctionnement des réseaux sociaux.

"Je pense que nous allons montrer dans les prochaines semaines que l'on peut faire une révolution assez profonde dans les processus d'innovation tous secteurs d'industrie confondus", a déclaré Bernard Charlès, en précisant que ce nouvel outil serait disponible dès le mois de juillet.

Comme Facebook a transformé les échanges entre les individus, Dassault Systèmes espère chambouler en profondeur les processus d'innovation, souvent cloisonnés et parfois "très rigides" dans les entreprises, en facilitant les échanges en temps réel entre tous les participants concernés.

Des projets pilotes sont déjà en cours dans le domaine de l'automobile et de la "mobilité intelligente" aux Etats-Unis, en Europe et en Asie.

Le groupe, qui est en concurrence avec les américains Autodesk et Parametric Technology, a également lancé une expérimentation avec une université réputée de médecine sous la forme d'une plateforme sécurisée permettant aux étudiants et aux professeurs d'échanger leurs expériences, a expliqué Bernard Charlès.

Il n'a pas souhaité faire de commentaires sur l'activité du groupe au deuxième trimestre.

A 18h25, le titre cédait 0,9% à 57,73 euros. Depuis le début de l'année, il affiche une hausse de 3,0% après un bond de plus de 40% en 2010.

Edité par Pascale Denis

Copyright © 2011 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez nos CGU et l'utilisation de cookies afin de réaliser des statistiques d'audiences et vous proposer une navigation optimale, la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux ainsi que des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
Pour en savoir plus et paramétrer les cookies...