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Dassault aviation : Le Rafale sans doute le meilleur, mais encore perdant

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(Tradingsat.com) - L'action Dassault Aviation perd logiquement du terrain jeudi matin, abandonnant plus de 5% dans les premiers échanges (-5,4% à 570 euros) après que le Brésil a finalement décidé de ne pas retenir le Rafale de l'avionneur français pour renouveler sa flotte d'avions de chasse. La présidente Dilma Rousseff a fait le choix du Gripen du constructeur suédois Saab.

"Après avoir analysé tous les faits, la présidente Dilma Rousseff m'a chargé d'informer que le vainqueur (...) est l'avion suédois Gripen NG", a déclaré mercredi soir le ministre brésilien de la Défense, Celso Amorim, lors d'une conférence de presse. Une décision officiellement "fondée sur l'équilibre entre trois points: le transfert de technologie, le prix de l'avion et le coût de son entretien". Des arguments que réfutent aujourd'hui Dassault Aviation.

"Nous regrettons que le choix se porte sur le Gripen, doté de nombreux équipements d`origine tierce, notamment américaine. Il n'appartient pas à la même catégorie que le Rafale : monomoteur et plus léger, le Gripen n`est pas équivalent en termes de performances et donc de prix. Cette logique financière ne prend en compte ni le ratio coût-efficacité favorable au Rafale, ni le niveau de la technologie offerte", commente le groupe français.

Dassault Aviation souligne que "les transferts de technologies sans restriction et les partenariats scientifiques, techniques et industriels demandés par le Brésil comptaient parmi les points forts de l'offre du GIE RAFALE International, avec le soutien des autorités françaises".

Nouvel échec à l'export

La déception est évidente alors que le Rafale faisait figure de favori il y a quelques années, lorsque Nicolas Sarkozy avait cru obtenir du Président Lula des négociations exclusives entre le Brésil et Dassault Aviation, au détriment des concurrents suédois Saab (Gripen NG) et nord-américain Boeing (F/A-18 Super Hornet).

Pour le Brésil, cet achat pouvait marquer une volonté d'affranchissement vis-à-vis des américains.

La presse brésilienne avait cependant évoqué par la suite un refroidissement marqué des relations entre l'ancien Président français et son homologue brésilien, le second reprochant au premier de ne pas l'avoir soutenu sur le dossier du nucléaire iranien (la France avait voté pour des sanctions renforcées contre l’Iran en s'alignant sur la position américaine). Le président Lula avait finalement laissé la décision du renouvellement de la flotte d'avions de chasse à son successeur, Dilma Rousseff.

Résultat, le Rafale, appareil considéré comme l'un des meilleurs, voire le meilleur avion du monde, , dont les capacités multi-rôles ont été démontrées sur le terrain en Libye où il a multiplié les missions de reconnaissance et d'attaques au sol, ajoute le Brésil à la longue liste de ses échecs à l'export.

Les (derniers?) espoirs se portent maintenant sur l'Inde, entrée en janvier 2012 en négociations exclusives avec Dassault Aviation pour doter son armée de 126 avions Rafale. Mais la mort en octobre dernier de l’homme clef des négociations du côté de New Delhi, Arun Kumar Bal, pourrait avoir retardé la conclusion d'un accord qui était attendu par Dassault Aviation avant la fin de l'année 2013...


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