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Dassault aviation : À la peine après le Brésil, Saab décolle

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(CercleFinance.com) - C'est le ministre de la Défense du Brésil, Celso Amorim, qui l'a annoncé hier : l'armée de l'air de ce grand pays émergent d'Amérique du Sud a choisi de retenir le Gripen NG, l'avion de combat multirôle et monomoteur construit par le groupe suédois Saab. Une déception de plus à l'export pour le Rafale fabriqué par le français Dassault Aviation, le F-18 de l'américain Boeing ayant lui aussi été écarté.

En Bourse de Stockholm, l'action Saab décollait ce matin de 24,3% à 165,3 couronnes, quand à Paris, le titre Dassault Aviation reculait de 3,5% ce matin à la Bourse de Paris à 888 euros. Notons que le titre Dassault Aviation reste proche du sommet historique de 935 euros atteint le 5 août dernier. Alors que Saab demeure en retrait du record atteint en 2007, à plus de 210 couronnes.

Celso Amorim a déclaré que le choix du Brésil avait été élaboré suivant plusieurs critères comme la performance de l'appareil bien sûr, mais aussi son coût d'achat et de maintenance, et les transferts de technologie.

Ce marché portant sur 36 Gripen NG est évalué par le ministère brésilien à environ 4,5 milliards de dollars (3,3 milliards d'euros au cours du jour). Les livraisons devraient commencer fin 2018 et se terminer en 2023.

Hier soir, Dassault Aviation a regretté ce choix, soulignant que le Gripen NG est “doté de nombreux équipements d'origine tierce, notamment américaine”. “Il n'appartient pas à la même catégorie que le Rafale : monomoteur et plus léger, le Gripen n'est pas équivalent en termes de performances et donc de prix. Cette logique financière ne prend en compte ni le ratio coût-efficacité favorable au Rafale, ni le niveau de la technologie offerte”, estime encore Dassault Aviation.

Evoquant une “nouvelle déconvenue majeure” pour le Rafale, dont l'armée française reste le seul client, les analystes du bureau d'études Aurel BGC estiment que “le prix a sans doute été moteur, dans la mesure où Dilma Rousseff (la présidente du Brésil) aurait indiqué à François Hollande la semaine dernière lors de sa visite dans le pays que le Rafale s'avérait beaucoup trop onéreux”.

Et les spécialistes de poursuivre : “cette annonce pourrait-elle avoir des conséquences sur le contrat en cours de négociations avec l'Inde ? Car les élections indiennes se rapprochent à grands pas, ce qui menace la conclusion rapide de l'accord”. A suivre.

Rappelons que le holding de tête du groupe Dassault, GIMD, détient 50,5% de Dassault Aviation, et EADS (futur Airbus) 46,3%. Le groupe capitalise environ neuf milliards d'euros en Bourse de Paris.



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