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Atos : Bernard bourigeaud opposé au démantèlement d'atos origin

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PARIS (Reuters) - Bernard Bourigeaud, ancien P-DG et fondateur d'Atos Origin dont il est resté actionnaire, se déclare opposé au démantèlement de la SSII alors que les fonds Pardus et Centaurus, les deux premiers actionnaires de la SSII, réclament son adossement à un grand groupe.

Bernard Bourigeaud, dont une nomination à la présidence de Thomson est évoquée dans la presse, dit ne pas avoir l'intention de revenir à la tête d'Atos un an après son départ de la société qu'il a dirigée pendant 17 ans.

"Je suis fermement opposé au démantèlement d'Atos Origin", dit dans un communiqué Bernard Bourigeaud, rappelant qu'il détient plus de 100.000 actions Atos.

Engagés dans un bras de fer avec la direction, les fonds Pardus et Centaurus, qui détiennent ensemble 21,67% de la SSII, estiment qu'elle se trouve dans une impasse stratégique et réclament son adossement à un grand groupe.

"Je suis candidat au conseil de surveillance pour aider cette société à aller de l'avant", ajoute Bernard Bourigeaud. "Je n'ai aucune ambition de reprendre un poste de président du directoire, ni ne prétends au poste de président du conseil de surveillance".

Selon le Figaro de lundi, Bernard Bourigeaud serait bien placé pour succéder à Frank Dangeard qui quittera samedi son poste de président de Thomson.

Interrogé sur ce point, un porte-parole de Bernard Bourigeaud s'est refusé mardi à tout commentaire.

L'action Atos perd 2,19% à 35,71 euros.

Pardus et Centaurus, qui réclament une représentation au conseil de surveillance d'Atos, ont annoncé mercredi dernier avoir sollicité trois personnalités pour y siéger, dont Bernard Bourigeaud, qui a dirigé la société pendant 17 ans.

S'y ajoutent celles de Michel Combes, PDG de TDF, et de Colette Neuville, la présidente de l'Association de défense des actionnaires minoritaires, les trois devant être soumis à un vote des actionnaires lors de l'assemblée générale annuelle prévue le 22 mai.

Atos a refusé jusqu'ici d'accéder aux demandes de Centaurus et Pardus, exigeant qu'ils fassent preuve, au préalable, de leur volonté de s'engager sur le long terme et qu'ils s'abstiennent de tout dénigrement de la société.

La société propose de renouveler les mandats de trois membres de son conseil de surveillance et la nomination de deux nouveaux, sans lien avec les deux fonds.

Après avoir cherché en vain un partenaire, notamment un fonds d'investissement, la SSII, qui avait opéré une restructuration massive en 2006, a décidé l'an passé de rester indépendante, l'échec des pourparlers de fusion entraînant le départ de Bernard Bourigeaud et son remplacement par Philippe Germond à la présidence du directoire.

NI CONTRÔLE NI DÉMANTÈLEMENT

Dans une lettre adressée aux actionnaires d'Atos la semaine dernière, Pardus et Centaurus déclaraient qu'ils ne cherchaient pas un démantèlement d'Atos ni le contrôle du groupe, mais réclamaient la révocation du président du conseil de surveillance Didier Cherpitel.

Ils expliquaient que le plan de restructuration d'Atos ne fonctionnait pas, ne lui permettant pas de faire face à ses deux principaux défis - sa taille et son manque de présence à l'étranger, notamment en Inde.

Dans une présentation préparée par les deux fonds et disponible sur leurs sites internet dans la perspective de l'assemblée générale du 22 mai, ils demandent également à Atos d'entreprendre une révision stratégique "complète et réaliste".

Dans un document présenté au conseil d'administration d'Atos Origin le 20 novembre 2007 et consulté par Reuters, la Société générale, qui conseille les fonds Pardus et Centaurus, soutient cependant clairement le scénario d'une alliance avec un autre groupe.

Elle préconise une fusion avec au moins un acquéreur stratégique comme seule manière de valoriser les actifs qu'Atos a créés avec le temps en préservant les intérêts des clients, des salariés et des actionnaires.

"Atos devrait démarrer immédiatement un processus de vente ou de fusion avec des acquéreurs stratégiques, sous la supervision d'un comité spécial qui devra être nommé par le conseil de surveillance", poursuit le document.

Dominique Vidalon et Cyril Altmeyer

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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