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Air france -klm : Rupture des négociations entre air france-klm et alitalia

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ROME/PARIS (Reuters) - Air France-KLM a annoncé mercredi la rupture des négociations avec les syndicats d'Alitalia sur son projet de reprise de la compagnie italienne, laissant toutefois la porte entrouverte à une éventuelle reprise des discussions.

De son côté, Alitalia, dont le sort fait l'objet d'une vive polémique dans la campagne électorale en cours en Italie, est plongée en pleine crise avec la démission de son P-DG Maurizio Prato, annoncée dans la foulée de la rupture des pourparlers.

La compagnie aérienne, au bord de la faillite, a convoqué une réunion extraordinaire de son conseil d'administration ce jeudi, qui doit décider de la suite des événements.

Air France-KLM avait subordonné son offre de rachat d'Alitalia de 138 millions d'euros, qui avait été avalisée par le gouvernement italien sortant, à l'obtention préalable d'un accord avec les syndicats de la compagnie italienne.

Le président du groupe franco-néerlandais, Jean-Cyril Spinetta, qui a passé la journée à Rome pour une nouvelle réunion avec les représentants du personnel, a mis fin aux négociations après avoir reçu une nouvelle proposition syndicale qui, selon Air France-KLM, "s'inscrit dans un cadre totalement différent de celui auquel la compagnie s'est conformé depuis l'automne 2007".

"Je prends acte avec regret de la rupture des négociations qui n'est pas de notre fait. C'est un projet (le rachat d'Alitalia) auquel je croyais profondément et auquel je continue de croire, parce qu'il aurait permis à Alitalia de retrouver rapidement le chemin de la croissance rentable", a-t-il déclaré, cité dans un communiqué.

Selon une source syndicale, le gouvernement italien pourrait organiser une réunion de crise sur Alitalia. "Cette société est maudite, seul un exorciste est capable de la sauver", a, selon cette même source, déclaré Maurizio Prato, le président démissionnaire de la compagnie italienne.

UNE TUTELLE DE L'ÉTAT ?

Dans la journée, avant l'annonce de la rupture des négociations, le ministre de l'Economie Tommaso Padoa-Schioppa avait jugé que la seule alternative à un accord avec Air France-KLM était de placer Alitalia sous la tutelle par l'Etat.

Mais cette dernière solution impliquerait pour la compagnie et son personnel des conséquences bien plus douloureuses que celles résultant des propositions d'Air France-KLM, a-t-il ajouté.

Tommaso Padoa-Schioppa a exclu toute contre-offre qui serait menée par des hommes d'affaires du privé - comme le suggère le chef de l'opposition Silvio Berlusconi - la jugeant "impossible" et inadaptée à une société où une restructuration d'envergure s'impose.

L'Etat ne peut se permettre de retarder encore la cession de sa participation de 49,9% dans Alitalia et accorder à la compagnie aérienne un crédit-relais de 300 millions d'euros pris sur les fonds publics est impossible tant qu'il n'y aura pas eu d'accord définitif avec Air France-KLM, a-t-il encore déclaré.

"Il n'y a jamais eu dans l'histoire des privatisations de l'Etat une telle convergence d'éléments difficiles", avait observé le ministre, lors d'une audition parlementaire, faisant écho aux propos du P-DG d'Alitalia démissionnaire.

Dès son annonce, le projet de rapprochement entre Air France-KLM et Alitalia avait suscité une vive opposition des syndicats, de l'opérateur de l'aéroport milanais de Malpensa, menacé par l'accord, ainsi que de certains milieux politiques.

"La nouvelle qu'Air France a abandonné les négociations - il est à espérer que c'est un rupture définitive - est une très bonne nouvelle. L'accord n'était une bonne chose ni pour Alitalia ni pour Malpensa", a déclaré Roberto Maroni, chef de file de la Ligue du Nord, allié de Silvio Berlusconi pour les élections législatives du 13-14 avril.

Selon des sources syndicales, Air France-KLM a proposé mercredi de revoir en 2009 sa décision de fermer la filiale cargo d'Alitalia. La compagnie a également évoqué une éventuelle accélération du programme d'achats de nouveaux appareils.

Mais les syndicats ont soumis d'autres propositions à Jean-Cyril Spinetta. Dans son communiqué, Air France-KLM a déclaré ne disposer "d'aucun mandat de la part de son conseil d'administration pour donner suite à ce schéma nouveau".

Alberto Sisto, Deepa Babington à Rome et Benoit Van Overstraeten à Paris

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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