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Air france -klm : Rome approuve l'accord de rachat d'alitalia par air france-klm

Rome approuve l'accord de rachat d'alitalia par air france-klmRome approuve l'accord de rachat d'alitalia par air france-klm

par Mathias Wildt et Alberto Sisto

ROME (Reuters) - Le gouvernement italien a approuvé l'accord de rachat d'Alitalia par sa concurrente Air France-KLM, mais les syndicats de la compagnie aérienne nationale italienne ont vivement attaqué les modalités de cette reprise.

L'opération prévoit la parité d'une action Air France-KLM pour 160 actions Alitalia, valorisant la compagnie détenue à 49,9% par l'Etat italien à 10 centimes d'euros par titre, soit 138 millions d'euros, ce qui représente un rabais de 81% par rapport au cours de clôture de la compagnie aérienne italienne vendredi.

Le titre Alitalia a plongé de 26,76% à 0,3911 euro lundi alors que celui de la compagnie franco-néerlandaise reculait de 4,4% à 15,28 euros.

Des membres de la classe politique italienne se sont insurgés contre cet accord, un projet sur lequel la Commission européenne estime devoir être consultée.

A la veille des élections législatives italiennes des 13 et 14 avril, le rapprochement devra obtenir la bénédiction du prochain gouvernement italien et des syndicats d'Alitalia, qui compte 19.000 salariés.

"Pour Alitalia, la seule alternative à la faillite c'est Air France-KLM", souligne Alessandro Frigerio, gérant chez RMJ à Milan, à propos de cet accord qui marquerait la fin de 60 ans d'indépendance de la compagnie italienne.

Toutefois, pour certains syndicats, il s'agit plutôt d'une "capitulation sans condition", selon les termes employés par Fabrizio Solari de la CGIL.

L'Union européenne a indiqué de son côté que rien ne pourrait réellement se faire sans son aval.

"Dans un tel cas de figure, je ne peux que dire que les autorités italiennes seraient avisées de collaborer avec les services de la Commission (...)", a déclaré à la presse Michele Cercone, porte-parole de la Commission.

Alfiero Grandi, sous-secrétaire italien à l'Economie, a souligné que l'offre d'Air France-KLM était perfectible, mais qu'il n'y avait pas d'autre option sur la table.

Les syndicats doivent rencontrer la direction d'Alitalia mardi et le président d'Air France-KLM, Jean-Cyril Spinetta, qui est arrivé à Rome lundi soir, devrait assister à ces discussions.

UNE "DEFAITE"

Certains hommes politiques d'opposition, conduits par le parti séparatiste de la Ligue du Nord, comparent l'accord avec la bataille de Caporetto, la pire défaite italienne de la première guerre mondiale et symbole national de faillite.

"C'est un vrai Caporetto du gouvernement et des administrateurs", a dit Roberto Formigoni, le gouverneur de la Lombardie, cité par la Repubblica.

Formigoni est un des nombreux hommes politiques de l'Italie du Nord qui s'insurge contre le projet d'Air France-KLM de déclasser Malpensa, le hub de Milan.

Version française Benoit Van Overstraeten, Mathilde Cru, Jean-Michel Belot et Stanislas Dembinski Le gouvernement italien a approuvé l'accord de rachat de la compagnie aérienne nationale Alitalia par sa concurrente Air France-KLM. /Photo prise le 22 octobre 2007/REUTERS/Alessandro Garofalo

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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