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Air france -klm : Les compagnies aériennes pénalisées par Ryanair

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(CercleFinance.com) - L'évolution des cours de Bourse des compagnies aériennes européennes semblait ce midi confirmer l'idée selon laquelle les 'low cost' sont plus sensibles aux frais de carburants que les transporteurs historiques. Sans oublier, bien sûr, les variations du taux d'occupation des sièges. En chute de près de 12,4% à Dublin à 5,9 euros, l'action Ryanair constitue ainsi la lanterne rouge du secteur, après des comptes trimestriels en baisse et des prévisions en demi-teinte. Autre compagnie à bas coûts, easyJet dérape à Londres de 7% à 1.190 pence. En revanche, IAG (- 3,2% à 285,3 pence, toujours à Londres), Lufthansa (- 4,5% à 12,7 euros) et Air France-KLM (- 3,1% à 5,5 euros) sont moins touchées.

Ce matin, la compagnie low cost irlandaise dirigée par Michael O'Leary a fait état, au premier trimestre de son exercice 2013/2014 (soit d'avril à juin), d'un recul de son résultat après impôts de 21% à 78 millions d'euros (0,054 euro par action).

Sur le trimestre, le nombre de passagers transportés a augmenté de 3% à 23,2 millions, soit un chiffre d'affaires en hausse de 5% à 1,34 milliard d'euros. Premier facteur négatif imprévu : “le tarif moyen a baissé de 4% en raison des dates auxquelles sont survenues les vacances de Pâques et des grèves des contrôleurs aériens français en juin”, indique Ryanair.

Le revenu par passager a crû de 1%, mais les coûts unitaires ont augmenté plus vite (+ 4%) en raison notamment de l'effet calendaire, mais aussi - second facteur négatif - de la hausse des coûts en carburant (+ 6% à 577 millions d'euros), qui concentrent 47% des frais opérationnels de Ryanair.

Les comptes des “low cost” sont réputés plus sensibles que ceux des autres compagnies aux variations du carburant. En outre, leur augmentation chez Ryanair ne suit pas le cours du pétrole, mais traduit plutôt une flotte d'avions en croissance trop rapide : en effet, selon le calcul effectué par Total, le prix moyen du baril de Brent a baissé au 2e trimestre (calendaire) de 5% à 102,4 dollars.

D'ailleurs, à titre de comparaison chez Air France-KLM, au 2e trimestre 2013 (soit d'avril à juin également), les charges d'exploitation avaient reculé de 1,2% à 4,05 milliards d'euros. Elles se répartissaient entre la 'facture carburant' (- 7,7% à 1,74 milliard d'euros, alors que ce chiffre a monté chez Ryanair durant la même période), les charges de personnel (- 0,6% à 1,97 milliard d'euros) et les achats de maintenance (+ 25,2% à 338 millions). Sur un total de 4,05 milliards d'euros, le carburant représentait donc pour la société moins de 43% des charges.

Le directeur général de Ryanair, Michael O'Leary, a déclaré que 'la tendance haussière des coûts du carburant et les dates des vacances de Pâques ont fait chuter nos profits trimestriels de 21 millions d'euros à 78 millions'

Si les prévisions 2013/2014 ont été confirmées, à savoir une hausse du trafic de 3% à 81,5 millions de passagers et un profit après impôts de 570 à 600 millions d'euros, Ryanair a cependant fait part d'une baisse du taux d'occupation ces dernières semaines. Cette dernière est attribuée à la vague de chaleur qui frappe l'Europe du Nord, ce qui n'a pas convaincu les analystes.

En outre, le groupe ajoute : 'nous n'avons toujours pas de visibilité concernant les taux d'occupation du prochain hiver'. Dans une présentation, la direction indique aussi que la confirmation de ses prévisions annuelles sera conditionnée aux taux d'occupation du second semestre.

L'avis des bureaux d'études est d'ailleurs circonspect : UBS, qui a dégradé son conseil sur l'action Ryanair d'achat à neutre ce matin, évoquait un bien maigre début d'exercice. Il s'inquiète aussi de la récente baisse du taux d'occupation : selon ses calculs, les capacités de Ryanair pourraient augmenter d'environ 9% lors du 4e trimestre, 'si nos chiffres (qui reposent sur un échantillonnage des lignes du groupe) s'avéraient justes'. Ce qui risque d'être excessif relativement à l'évolution attendue de la demande. A suivre.


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