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Air france -klm : De nouveaux contacts avec les syndicats d'alitalia en vue

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par Giselda Vagnoni

ROME (Reuters) - Le conseil d'administration d'Alitalia se prononcera prochainement sur une éventuelle extension des négociations avec les syndicats au-delà de la date butoir du 31 mars, a annoncé la compagnie aérienne, alors que les concessions avancées par Air France-KLM ont été bien accueillies par les principaux syndicats.

Air France-KLM a déjà offert de prolonger les négociations mais veut également s'assurer de l'accord d'Alitalia afin d'être certain que l'extension des pourparlers ne pèsera pas un peu plus encore sur la situation financière déjà délicate de la compagnie italienne.

Alitalia a précisé que son conseil d'administration se réunirait à nouveau très prochainement pour prendre une décision à ce sujet, le temps d'examiner les conséquences juridiques et financières d'une telle extension.

Des syndicats ont cité la veille le président de la compagnie selon lequel le Trésor était opposé à ce nouveau délai.

"L'ouverture du dialogue avec Air France-KLM et l'abandon de l'utilisation de l'ultimatum, voici le premier résultat que nous avons obtenu", s'est félicité le syndicat CGL dans un communiqué. "Mais il est évident qu'il y encore du travail et que le verdict final ne peut pas être tenu pour acquis."

Le leader du syndicat CISL, Raffaele Bonnani, un détracteur particulièrement virulent de la proposition initiale d'Air France, a salué lui aussi les concessions annoncées mardi soir, tout en répétant espérer l'émergence d'une offre rivale italienne.

Les syndicats de pilotes d'Alitalia, eux, restent opposés au projet d'Air France-KLM, qui prévoit l'arrêt de l'activité déficitaire de fret.

Dans ce contexte, l'action Alitalia a été réservée à la hausse pour la deuxième séance d'affilée, sur un cours indicatif de 0,56 euro, en hausse de 22%.

Le titre enchaîne fortes hausses et baisses marquées depuis une semaine au gré des rebondissements du dossier.

ENJEU POLITIQUE

L'Etat italien possède 49,9% du capital de la compagnie, dont le sort est devenu l'un des enjeux de la campagne pour les élections des 13 et 14 avril.

Le magnat des médias Silvio Berlusconi, leader de l'opposition, évoque depuis la semaine dernière la perspective d'un projet de reprise d'Alitalia porté par des investisseurs italiens. Il a promis mercredi que la présentation de ce projet était une question de jours et il a assuré que les concessions d'Air France étaient le résultat de ses déclarations.

"Je note que nous avons rencontré le succès après mon appel aux hommes d'affaires italiens pour qu'ils fassent preuve de fierté et ne perdent pas le contrôle de la compagnie nationale", a-t-il dit.

Ses adversaires politiques, eux, dénoncent ses propos sur une offre rivale de celle d'Air France, qu'ils qualifient de rhétorique électoraliste reposant sur l'appel au sentiment national.

"Essayons de ne pas verser dans la propagande politique", a dit le ministre de l'Industrie, Pierluigi Bersani. "Il y a un conseil d'administration, des syndicats et des acheteurs possibles, essayons de les laisser travailler tranquilles."

Les 154 millions d'euros offerts par Air France-KLM pour reprendre Alitalia n'ont convaincu ni les syndicats, qui craignent les suppressions d'emplois, ni l'exploitation de l'aéroport de Milan-Malpensa, dont l'avenir sera menacé en cas de reprise par le groupe français car celui-ci envisage de réduire drastiquement le nombre des vols d'Alitalia sur place.

Berlusconi, que les sondages placent en tête pour remplacer le président du Conseil sortant Romano Prodi, a d'ores et déjà annoncé qu'il opposerait son veto en cas de reprise d'Alitalia par le groupe franco-néerlandais si son offre n'était pas modifiée.

Air France-KLM a menacé à plusieurs reprises de se retirer si les actionnaires ou les syndicats ne s'inclinaient pas avant le 31 mars. Le groupe a toutefois adouci sa position après avoir rencontré mardi les représentants des syndicats.

De nouvelles propositions en matière de réduction des effectifs pourraient être communiquées aux syndicats après un conseil d'administration d'Air France-KLM prévu jeudi et une nouvelle réunion avec les organisations syndicales devrait avoir lieu vendredi.

Si aucun consortium italien portant un projet concurrent de celui d'Air France ne s'est encore fait connaître, Terravision, société britannique de transfert aéroportuaire, a fait savoir qu'elle serait intéressée par une participation dans un tel groupe.

Version française Nicolas Delame

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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