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Air france -klm : Berlusconi pour une alternative italienne sur alitalia

Berlusconi pour une alternative italienne sur alitaliaBerlusconi pour une alternative italienne sur alitalia

par Deepa Babington et Alberto Sisto

ROME (Reuters) - Silvio Berlusconi, qui brigue un second mandat de président du Conseil lors des législatives d'avril, a suggéré une offre italienne sur Alitalia concurrente de celle d'Air France, ce qui a fait flamber en Bourse la compagnie aérienne italienne.

Le leader de l'opposition de centre-droit juge "inacceptable" en l'état la proposition de la compagnie franco-néerlandaise. Il a déclaré mercredi soir qu'Air France-KLM allait probablement se retirer et laisser le champ libre à la petite compagnie italienne Air One.

Selon lui, Air One fera une nouvelle offre de reprise appuyée par des banques et peut-être même par ses propres fils.

"Cette opération devrait être soutenue par plusieurs banques, parmi lesquelles peut-être Banca Intesa dont le conseil d'administration devrait se décider demain et aussi par d'autres hommes d'affaires y compris mes fils", a déclaré le magnat des médias, troisième fortune d'Italie.

Il a en revanche déclaré que ni lui, ni sa holding Fininvest n'étaient intéressés par une offre sur Alitalia dont la survie n'est pas garantie à un horizon de quelques mois. La compagnie nationale perd plus d'un million d'euros par jour.

Berlusconi a ajouté avoir pris contact avec des hommes d'affaires, mais sans donner de nom.

"Même la Grèce et le Portugal ont une compagnie nationale, on ne peut tout simplement pas renoncer à Alitalia", a poursuivi Berlusconi. "Je suis resté silencieux, mais j'ai pris la parole quand j'ai vu les conditions inacceptables (d'Air France-KLM)".

Air France-KLM prévoit de ne reprendre que les deux-tiers des effectifs d'Alitalia.

Des rivaux politiques et un syndicat d'Alitalia voient dans les propos du leader de l'opposition une rhétorique purement électoraliste et ne croient pas une nouvelle offre de dernière minute. Le président d'Alitalia a prévenu de son côté qu'une offre de reprise soutenue par des banques alourdirait encore plus la dette de la compagnie.

"A PRENDRE OU A LAISSER"

"S'il existe des entrepreneurs italiens capables de sauver Alitalia, pourquoi ne se sont-ils pas fait connaître plus tôt ?" s'interroge Pier Ferdinando Casini, ex-allié de Berlusconi.

"Mieux vaut continuer avec Air France-KLM", a estimé de son côté Giuseppe Caronia, secrétaire général du syndicat des transports UIL. "On ne peut courir le risque de voir Alitalia déposer son bilan."

La banque Intesa Sanpaolo a fait savoir qu'il était "inimaginable" de travailler sur une offre sans avoir engagé une procédure d'examen des comptes (due diligence).

"Il n'y a rien sur la table, zéro", a insisté son administrateur délégué Corrado Passera. "On ne nous a pas accepté il y a trois mois de cela durant la phase de due diligence, et depuis la fin décembre nous ne prenons part à aucune négociation."

"C'est dommage pour le vendeur, mais c'est ainsi. Il n'y a absolument rien sur la table", a-t-il ajouté.

L'action Alitalia a été réservée à la hausse en début de matinée en Bourse de Milan, les investisseurs étant prêts à acheter l'action à 0,5 euro, soit une prime d'environ 60% sur le cours de clôture de mercredi. La proposition d'Air France-KLM valorise l'action à 0,1 euro.

En fin de journée, le titre prenait encore 10% à 34 centimes d'euro.

Air One a tenté, pour l'instant sans succès, de faire invalider une décision de justice autorisant Alitalia à poursuivre ses discussions exclusives avec Air France.

L'offre concurrente d'Air One, qui représenterait un centime d'euro par action, est soutenue par une partie de la classe politique qui souhaite qu'Alitalia reste dans des mains italiennes.

Le président d'Alitalia Maurizio Parto a déclaré jeudi aux syndicats que l'offre de reprise présentée par Air France-KLM étaient "à prendre ou à laisser", des propos qui tendent à confirmer l'absence de marge de négociation. Air France doit revoir les syndicats d'Alitalia le 25 mars.

Le ministre italien de l'Économie Tommaso Padoa-Schioppa a déclaré de son côté que le gouvernement pourrait devoir intervenir et nommer un administrateur pour piloter la compagnie en cas d'échec des négociations avec Air France.

Il a ajouté que tout intérêt pour Alitalia devait se traduire par une offre officielle de rachat.

Stephen Brown, version française Mathilde Cru et Gilles Guillaume Silvio Berlusconi, qui brigue un second mandat de président du Conseil lors des législatives d'avril, a déclaré croire à une offre italienne sur Alitalia concurrente de celle d'Air France, ce qui fait flamber en Bourse la compagnie aérienne italienne. Cette position est considérée comme une rhétorique purement électoraliste par certains de ces rivaux politiques et un syndicat de la compagnie aérienne italienne en difficulté. /Photo d'archives/REUTERS/Alessandro Garofalo

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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