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Air france -klm : Alitalia accepte le projet d'ope d'air france-klm

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Par Matthias Blamont

PARIS-ROME (Reuters) - Le conseil d'administration d'Alitalia a annoncé aux premières heures de dimanche avoir accepté un projet d'offre publique d'échange (OPE) présenté par Air France-KLM.

L'opération prévoit la parité d'une action Air France-KLM pour 160 actions Alitalia, valorisant la compagnie détenue à 49,9% par l'Etat italien à 10 centimes d'euros par titre, soit 138 millions d'euros. Ce montant constitue une surprise.

L'offre traduit un rabais de 81% par rapport au cours de clôture d'Alitalia vendredi à 0,5383 euro à la Bourse de Milan.

Des médias avaient laissé entendre que le groupe franco-néerlandais offrirait une action pour 70 titres Alitalia, soit un montant d'environ 317 millions d'euros. L'action de la compagnie a toutefois reculé de plus de 30% depuis le 1er janvier, ce qui peut expliquer la forte décote proposée.

Dans un communiqué, Air France-KLM "se félicite que le conseil d'administration d'Alitalia (...) approuve à l'unanimité sa proposition".

"L'adossement d'Alitalia au groupe Air France-KLM et la mise en oeuvre (d'un plan de restructuration) devraient permettre (au transporteur italien) de dégager un profit opérationnel dès 2009 et d'avoir rapidement une rentabilité en ligne avec celle des grandes compagnies aériennes européennes", ajoute le document.

Alitalia, en difficulté chronique depuis plusieurs années, perd actuellement plus d'un million d'euros par jour et son endettement net dépasse le milliard d'euros. Sans l'aide d'un repreneur, une faillite d'ici à la fin de l'année semble inéluctable, selon les spécialistes du secteur.

RELANCE

Dans le cadre de son projet de reprise, Air France-KLM envisage d'acquérir les obligations convertibles en actions Alitalia émises par la compagnie italienne et s'engage également à garantir une augmentation de capital d'un milliard d'euros.

Parallèlement, Air France-KLM souligne que son offre, "soumise à un certain nombre de conditions, est fondée sur un plan industriel de restructuration et de relance d'Alitalia".

"Il prévoit un réseau organisé autour du hub international et intercontinental de Rome-Fiumicino, centre de gravité des lignes domestiques italiennes, et autour de dessertes européennes et de certaines dessertes intercontinentales à partir de Milan", ajoute le groupe franco-néerlandais.

Jean-Cyril Spinetta, P-DG d'Air France-KLM, avait fait savoir que le hub d'Alitalia à Milan-Malpensa devait être fermé au profit de la plate-forme de Rome pour s'inscrire en cohérence avec le positionnement européen de son groupe, une exigence qui avait suscité un tollé en Lombardie.

Si les modalités financières du projet d'Air France-KLM sont désormais plus précises, les détails du plan de restructuration prévu doivent encore être détaillés.

Air France-KLM note dans son communiqué que l'opération de reprise devra faire l'objet d'un accord avec les syndicats. Lundi, la compagnie avait déclaré que ce point s'inscrivait parmi plusieurs "conditions suspensives".

INCERTITUDES SUR L'EMPLOI

Jusqu'ici, la direction d'Air France-KLM avait évoqué la suppression de 1.700 postes. Mais comme Air France ne semble vouloir reprendre qu'une partie d'AZ Servizi, la filiale d'Alitalia spécialisée dans la maintenance et qui emploie 8.000 salariés, cela pourrait se traduire par un nombre d'emplois supprimés plus élevé.

Les syndicats d'Alitalia ont critiqué Air France-KLM pour l'imprécision concernant le volet de l'emploi. Le syndicat Filt-Cgil a fait savoir qu'il n'accepterait jamais une offre qui ne prévoirait qu'une reprise partielle d'AZ Servizi.

"Nous avons dit à plusieurs reprises que nous ne dirions oui qu'à une offre pour l'ensemble du groupe : Alitalia et AZ Servizi", a déclaré un des dirigeants du syndicat Mauro Rossi.

"Une logique selon laquelle une partie de la société serait sauvée et l'autre jetée ne trouvera jamais un accord", a-t-il ajouté.

L'assentiment du conseil d'administration d'Alitalia dimanche marque sans aucun doute une étape décisive dans l'histoire de la compagnie mais le destin du groupe est encore loin d'être fixé.

Des élections législatives sont prévues en Italie les 13 et 14 avril prochains et la privatisation d'Alitalia reste une question très sensible auprès de l'opinion publique. Certains craignent qu'en passant sous le contrôle du numéro un européen, le transporteur perde son identité.

L'annonce de discussions exclusives entre Alitalia et Air France-KLM avait par ailleurs suscité une émotion considérable au sein de la classe politique, qui préférait voir la compagnie italienne Air One privilégiée.

Au delà de l'étape législative à venir, et donc de l'examen du futur gouvernement, le projet d'OPE devra également recevoir le feu vert de l'Union européenne.

Air France-KLM estime que celui-ci devrait intervenir avant la fin du premier semestre.

Avec la contribution de Natacha Crnjanski

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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