Bourse > Air france -klm > Air france -klm : Air france réorganise ses vols court- et moyen-courriers
AIR FRANCE -KLMAIR FRANCE -KLM AF - FR0000031122AF - FR0000031122
11.985 € -0.25 % Temps réel Euronext Paris
12.130 €Ouverture : -1.20 %Perf Ouverture : 12.255 €+ Haut : 11.765 €+ Bas :
12.015 €Clôture veille : 3 213 310Volume : +1.07 %Capi échangé : 3 598 M€Capi. :

Air france -klm : Air france réorganise ses vols court- et moyen-courriers

tradingsat

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Air France a présenté jeudi un plan de réorganisation de ses activités court- et moyen-courriers qui prévoit en particulier la création d'un pôle régional regroupant trois compagnies existantes et la montée en puissance de la compagnie "low cost" Transavia.

La compagnie française, qui veut également ouvrir de nouvelles lignes long-courriers et améliorer la qualité de son service sur ce segment lucratif, a dit avoir décelé des "sureffectifs" dont elle ne précisera le volume que durant la deuxième quinzaine de juin.

"Si on n'arrive pas à nos fins avec le résultat des négociations, on va dénoncer les accords dans la situation de l'entreprise telle qu'elle est, c'est-à-dire très, très difficile, ce qui va nous amener à prendre des mesures plus sévères", a expliqué le PDG d'Air France, Alexandre de Juniac, tout en réaffirmant sa volonté d'éviter des licenciements secs.

Air France-KLM, numéro deux européen du transport aérien, dont l'Etat français détient 15,9%, veut économiser deux milliards d'euros d'ici fin 2014 afin de réduire sa dette d'autant, en réduisant à la fois ses investissements dans sa flotte et ses effectifs.

Le groupe franco-néerlandais affiche des coûts du personnel supérieurs à ceux de ses deux principaux concurrents, Lufthansa - qui a récemment annoncé 3.500 suppressions de postes - et IAG (British Airways-Iberia).

Air France, plus mal en point que KLM, compte réduire de 20% les coûts dont elle a la maîtrise.

Pour y parvenir, elle a ainsi annoncé jeudi un projet de regroupement de ses filiales régionales françaises Régional, Brit Air et Airlinair en un seul pôle.

Lionel Guérin, patron de Transavia France et d'Airlinair, est pressenti pour diriger ce pôle, qui pourrait accueillir un investisseur à son capital, et dont l'objectif est de réaliser un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros en 2014, a précisé Alexandre de Juniac.

Air France a également annoncé qu'elle allait répliquer sur l'ensemble de son réseau court- et moyen-courrier le modèle économique de ses trois "bases provinces " de Marseille, Toulouse et Nice, dont le principe est d'économiser 15% sur les coûts unitaires en faisant davantage tourner les équipages et les avions.

La compagnie, qui cherche à lutter contre la concurrence de compagnies "low cost" comme easyJet et Ryanair, imitera également leur politique commerciale, avec par exemple la possibilité pour le client d'acheter des billets moins cher mais en payant son bagage en soute.

La flotte de la compagnie "low cost" Transavia France sera parallèlement portée entre 20 et 22 Boeing 737 d'ici 2015-2016, contre huit actuellement, tandis que 34 avions seront retirés d'ici 2014 sur le reste de sa flotte court- et moyen-courrier.

Air France prévoit ainsi de faire passer le chiffre d'affaires total de son pôle court et moyen courrier de cinq à six milliards d'euros en 2014 et de le ramener à l'équilibre, alors que ses pertes ont atteint près de 500 millions en 2011.

Sur le long courrier, Air France compte passer de l'équilibre opérationnel en 2011 à un bénéfice de 750 millions d'euros en 2014.

DÉPARTS VOLONTAIRES EN VUE

Début mai, Air France-KLM avait dit s'attendre à voir se creuser sa perte opérationnelle au premier semestre avant de récolter au second les premiers fruits de son plan de restructuration.

Pour réduire ses effectifs, la compagnie compte sur les départs naturels, estimés à 2.400 au total pour les trois ans à venir, voire plus si la modification annoncée des lois sur les retraites permet à ceux ayant commencé à travailler à 18 ans et suffisamment cotisé de partir à 60 ans.

Pourrait s'y ajouter un plan de départs volontaires susceptible de concerner quelque 2.500 personnes, selon des estimations récemment évoquées par la presse, démenties par la direction et non confirmées par les syndicats.

"Sur la diagnostic de la situation de l'entreprise y a un consensus. Personne ne nie les difficultés", a observé Béatrice Lestic, secrétaire générale de la CFDT. "Pour nous, il est hors de question d'entendre parler d'un plan de licenciements secs. Pas question qu'on aille là-dedans".

La compagnie avait déjà mis en oeuvre en 2010 un plan de ce type qui avait abouti à 1.800 départs volontaires.

Elle employait 70.300 personnes fin 2011, soit plus des deux tiers des effectifs globaux du groupe, dont plus de 50.000 au sol et 5.200 pilotes, le solde regroupant les hôtesses et stewards.

"Ce qui a été annoncé aujourd'hui c'est une attaque sociale, ce n'est pas un plan industriel", a réagi Léon Crémieux, de Sud Aérien. "Il s'agit de rentabiliser beaucoup plus le personnel en accroissant le temps de travail".

Edité par Marc Angrand

Copyright © 2012 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI