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Air france -klm : Air france-klm sort du dossier alitalia, des options demeurent

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par Matthias Blamont

PARIS (Reuters) - Le dossier Air France-KLM - Alitalia semble bloqué, au moins jusqu'aux élections législatives italiennes des 13 et 14 avril, mais la compagnie aérienne franco-néerlandaise a toujours plusieurs options à sa disposition pour jouer un rôle dans la consolidation du secteur et poursuivre sa croissance.

Les ultimes discussions sur le projet de reprise d'Alitalia, au bord de la faillite, ont échoué mercredi soir . Jean-Cyril Spinetta, le président d'Air France-KLM, a déploré la rupture des négociations avec les syndicats, soulignant qu'il croyait "profondément" à son projet et qu'il continuait d'y croire.

Cette déclaration laisse penser qu'Air France n'a pas tout-à-fait fermé la porte à un éventuel compromis, lequel devra toutefois reposer sur une forte volonté politique du prochain gouvernement aux affaires à Rome.

Pour autant, si aucun accord ne survient, la première compagnie mondiale par le chiffre d'affaires a plusieurs cartes à jouer.

"Face au ralentissement économique et au renchérissement du prix du pétrole, la concentration en Europe est inévitable et seules les grandes compagnies internationales vont pouvoir survivre", explique Bruno de la Rochebrochard, analyste auprès de Raymond James.

"L'apport d'Alitalia n'est pas indispensable à Air France-KLM même si à moyen et long terme, l'absence d'un accord est dommageable pour l'ensemble du secteur et pour les personnels du groupe italien. Désormais, les concurrents d'Alitalia vont se renforcer sur son marché", ajoute-t-il.

Confronté à ses difficultés de trésorerie, Alitalia a déjà commencé à alléger le nombre de ses vols au départ de son principal "hub" de Milan-Malpensa et n'aura pas d'autre choix que de poursuivre la réduction de ses activités dans les semaines à venir.

Positionnées de longue date sur le marché italien, Air France-KLM et Lufthansa sont donc logiquement bien placées pour profiter, commercialement, d'un "affaiblissement" du transporteur national.

NOUVELLES OPÉRATIONS ?

Reste la croissance externe et les alliances, en Europe et ailleurs.

Au sein des majors du Vieux continent, Iberia reste un actif surveillé même si, pour l'heure, British Airways est considérée comme la mieux à même de monter dans son capital. Plusieurs analystes soutiennent d'ailleurs qu'une opération entre Air France-KLM et la compagnie espagnole n'aurait pas beaucoup de sens, compte tenu du réseau étoffé de la franco-néerlandaise sur le continent sud-américain.

"Air France-KLM a effectivement moins à gagner d'une association avec Iberia qu'avec Alitalia. Néanmoins, si Lufthansa s'intéresse à cette compagnie, Air France pourrait avoir à bouger, c'est une question de concurrence", avance Bruno de la Rochebrochard.

En dehors des grandes compagnies, Air France pourrait également chercher à accroître sa présence sur des marchés de niche en rachetant un ou plusieurs acteurs "low cost."

En décembre, Air France a pris le contrôle du néerlandais VLM, particulièrement bien implanté sur l'aéroport de London-City.

Pierre Henri-Gourgeon, directeur général délégué d'Air France-KLM, a par ailleurs indiqué lundi que son groupe était disposé à jouer un rôle dans un éventuel rapprochement entre les américaines Delta et Northwest et qu'il examinerait la possibilité de nouer de nouvelles alliances en Asie, notamment en Chine.

Le titre Air France-KLM s'offrait 2,01% à 19,27 euros à la Bourse de Paris jeudi en milieu d'après-midi dans un marché en baisse.

Jean-Baptiste Teissier, de CA Cheuvreux, fait observer dans une note de recherche que l'action devrait bénéficier, du moins à court terme, de l'interruption des discussions entre Air France-KLM et Alitalia.

Le prix finalement proposé et les risques d'exécution ont effectivement inquiété les marchés. Depuis le 1er janvier, Air France-KLM recule de plus de 20%.

Pénalisé par des avertissements sur ses coûts, British Airways a effacé près de 22% tandis que Lufthansa a mieux résisté avec un repli de 2%.

Copyright (C) 2007-2008 Reuters


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