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AIR FRANCE-KLM

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Air france-klm : Air france-klm s'inquiète de l'extension des permis c02

lundi 9 juin 2008 à 18h21
BFM Bourse

par Matthias Blamont

PARIS (Reuters) - Sous la pression d'une facture pétrolière toujours plus élevée, Air France-KLM s'inquiéte des effets sur les compagnies aériennes de l'extension prévue du système européen d'échange de quotas d'émission de gaz à effet de serre.

Pour le groupe franco-néerlandais, premier transporteur aérien du Vieux continent, les modalités du dispositif sont "discriminatoires" et menacent l'équilibre financier de compagnies actuellement soucieuses de préserver leur rentabilité.

D'après des données de l'Association internationale du transport aérien (IATA), le renchérissement du kérosène et le ralentissement de la demande en Europe et aux Etats-Unis ont conduit 24 acteurs du secteur à cesser leur activité depuis le début de l'année.

La Commission européenne avait présenté en décembre 2006 une proposition visant à inclure l'aviation civile dans le système d'échange ETS (European Emission Scheme) à partir de 2011 ou 2012. Plusieurs secteurs industriels comme la chimie ou l'énergie sont déjà concernés depuis 2005.

Concrètement, le Parlement européen veut imposer des quotas d'émissions de dioxyde de carbone (CO2) à toutes les compagnies européennes et étrangères à partir de 2011 et leur faire payer une partie de ces droits à polluer à partir de 2013. Air France-KLM, Lufthansa ou British Airways pourraient devoir acquitter 25% des droits dès la première année.

"Cette initiative donnerait un avantage compétitif aux compagnies dont le hub (plate-forme de correspondances) est situé hors d'Europe et pourrait leur permettre de détourner du trafic", a souligné Pierre-Henri Gourgeon, directeur général délégué d'Air France-KLM, au cours d'une conférence de presse consacrée aux questions environnementales.

"Le système ne doit pas être discriminatoire et doit s'appliquer de façon équivalente à l'ensemble des compagnies aériennes mondiales, autrement l'Europe sera privée de flux de passagers importants pour un bénéfice écologique in fine quasi nul", a-t-il dit.

La direction d'Air France-KLM a toutefois refusé d'évaluer l'impact que pourrait avoir ce contexte réglementaire sur ses comptes. "Nous ne pouvons pas savoir à combien se négociera le carbone dans les prochaines années. C'est un marché encore relativement jeune", a ensuite expliqué Pierre-Henri Gourgeon à Reuters.

Le 22 mai, Air France-KLM a publié des résultats annuels inférieurs aux attentes et averti que ses dépenses de carburant étaient susceptible d'augmenter de plus d'un milliard d'euros au cours de l'exercice 2008-2009. En 2007-2008, celles-ci s'étaient élevées à 4,6 milliards d'euros (+7,4%).

Le kérosène s'inscrit comme le premier poste de coûts du groupe sur les vols long courrier, lesquels représentent 60% du chiffre d'affaires.

Les analystes estiment par ailleurs que si la compagnie dispose de couvertures financières sur le pétrole brut, elle ne s'est pas suffisamment protégée des variations du kérosène, un produit plus cher et plus difficile à couvrir.

Lundi, le titre Air France-KLM a reculé de 1,71% à 16,09 euros à la Bourse de Paris.

LE DOSSIER ALITALIA "CLOS"

Alors que les spécialistes sont nombreux à parier sur la persistance d'un baril élevé au cours des prochaines années, la question des flottes d'avions devient de plus en plus centrale. Sur ce plan, Air France-KLM se distingue de ses concurrentes avec la flotte la plus jeune d'Europe (8,8 ans au 31 mars).

Elle devrait continuer à investir directement 1,5 à 1,7 milliard d'euros par an au cours des prochains exercices pour conserver des appareils économes.

Jean-Cyril Spinetta, président d'Air France-KLM, a de son côté fait savoir que ses équipes examinaient toujours la possibilité d'acquérir des rames ferroviaires à grande vitesse pour relier ses "hubs" de Roissy-Charles de Gaulle et d'Amsterdam-Schipol mais n'a pas fourni d'échéance.

"Nous souhaitons nous positionner le moment venu. Cela fait partie de notre réflexion, notamment en matière d'environnement", a-t-il affirmé. En février, la compagnie avait indiqué se trouver "dans une phase exploratoire, notamment en France" pour faire circuler des automotrices à grande vitesse (AGV) construites par Alstom .

Interrogé sur d'éventuels nouveaux contacts avec Alitalia, Jean-Cyril Spinetta a répondu que le dossier "était clos."

Les deux entreprises ont officiellement mis fin à des discussions de rapprochement très controversées en avril.

Copyright (C) 2007-2008 Reuters

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