Bourse > Air france -klm > Air france -klm : Air France espère en finir avec les baisses d'effectifs
AIR FRANCE -KLMAIR FRANCE -KLM AF - FR0000031122AF - FR0000031122
11.985 € -0.25 % Temps réel Euronext Paris
12.130 €Ouverture : -1.20 %Perf Ouverture : 12.255 €+ Haut : 11.765 €+ Bas :
12.015 €Clôture veille : 3 212 530Volume : +1.07 %Capi échangé : 3 598 M€Capi. :

Air france -klm : Air France espère en finir avec les baisses d'effectifs

tradingsat

par Cyril Altmeyer

PARIS (Reuters) - Air France espère que les quelque 1.600 suppressions de postes prévues d'ici début 2017 seront les dernières étant donné l'amélioration de la conjoncture, a-t-on déclaré vendredi de source proche de la compagnie aérienne.

Le nombre de suppressions de postes au sein de la filiale d'Air France-KLM est nettement réduit par rapport à ce qui avait été prévu en décembre dans le cadre d'un "plan B" drastique abandonné mi-janvier, a-t-on précisé.

Air France, qui a présenté le 18 février des résultats annuels meilleurs que prévu, prévoit désormais de supprimer 1.405 postes au sein du personnel au sol (au lieu d'au moins 1.823) et 200 chez les hôtesses et stewards (contre une estimation antérieure de 890).

"L'objectif est que ce plan de départs volontaires soit le dernier", dit-on, ajoutant que l'entreprise envisage d'embaucher à nouveau des pilotes ainsi que des hôtesses et des stewards en fonction du succès des négociations prévues cette année pour ces deux catégories.

Chez les pilotes, aucune suppression de poste n'est désormais prévue au lieu de 280 envisagées en décembre.

Air France réunissait jeudi et vendredi ses représentants du personnel en comité central d'entreprise.

"On valide ce plan parce qu'il n'y a pas de départ contraint ni de baisse de rémunération, mais il va falloir que ça s'arrête", a réagi Ronald Noirot, secrétaire général de la CFE-CGC, le premier syndicat d'Air France.

Didier Fauverte, secrétaire général du CCE (CGT), regrette, lui, que le personnel au sol serve une nouvelle fois de variable d'ajustement après avoir déjà payé un lourd tribut lors des quelque 9.000 suppressions de postes effectuées depuis 2012.

"Le gros de la troupe, c'est quand même toujours le personnel au sol. Les pilotes passent à travers les gouttes une fois de plus et, pour les hôtesses et stewards, on divise par quatre le nombre de départs", souligne-t-il.

NÉGOCIATIONS EN VUE AVEC LES NAVIGANTS

Air France espère entamer ses négociations avec les pilotes le 10 mars, avec cinq réunions prévues le mois prochain, et souhaite commencer avant l'été les discussions avec les hôtesses et stewards, dont l'accord collectif prend fin en octobre, a-t-on précisé de même source proche du groupe. 'La balle est dans le camp des hôtesses et stewards".

Air France justifie cette nouvelle réduction d'effectifs par le fait que le principe en a été décidé avant la finalisation de son programme d'activité pour 2016 et rappelle la nécessité de poursuivre ses économies pour améliorer sa compétitivité face à ses deux concurrents européens, IAG (British Airways et Iberia) et Lufthansa.

IAG a dit vendredi s'attendre à une croissance de 40% de ses profits cette année, soit une hausse de plus de 900 millions d'euros.

La totalité de la baisse de la facture carburant grâce à la chute du prix du pétrole ne doit pas être absorbée par des baisses de tarifs des billets mais il faut qu'une partie serve à de l'investissement et du développement, a souligné la source proche d'Air France.

"Non seulement cela donne à nos concurrents des capacités supérieures en termes d'achat d'avions, de rénovation de cabine ou de développement dans le digital, mais cela leur donne des possibilités plus grandes de répercussion de la baisse du prix du pétrole sur les clients", a expliqué cette source.

Béatrice Lestic, secrétaire générale de la CFDT d'Air France, dit, elle, douter de la "pertinence économique" d'un plan de départs volontaires visant à sous-traiter des activités qui devraient logiquement rester au sein de la compagnie.

L'action Air France-KLM cédait 1,54% à 8,317 euros à 16h40 à la Bourse de Paris, ramenant son rebond depuis le début de l'année à 18,5%.

(Edité par Dominique Rodriguez)

Copyright © 2016 Thomson Reuters


Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI