Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

L'économie américaine devrait s'en sortir un peu mieux que prévu en 2020, selon la Fed

mercredi 16 septembre 2020 à 20h51
Jerome Powell, président de la Fed

(BFM Bourse) - La récession de l'économie américaine en 2020 devrait être moins brutale que prévu, mais par ailleurs le rebond sera moins fort au cours des années suivantes, a estimé jeudi la Réserve fédérale.

Le produit intérieur brut des Etats-Unis devrait reculer de 3,7% en 2020, anticipe désormais la banque centrale des Etats-Unis, alors qu'elle redoutait encore en juin une chute de 6,5%. Subséquemment, le rebond devrait ensuite être moins fort qu'anticipé précédemment : soit +4% (et non 5%) l'an prochain, et +3% (au lieu de 3,5%) en 2022, puis +2,5% en 2023.

Le taux de chômage, qui était en février à son plus bas niveau en cinquante ans à 3,5%, devrait s'élever à la fin de l'année à 7,6%, ce qui est mieux que les 9,3% estimés en juin lorsque l'économie se remettait progressivement en mouvement après la paralysie provoquée par la pandémie de Covid-19. Les chiffres du mois d'août ont été meilleurs que prévu avec un taux de chômage réduit déjà à 8,4% contre un pic historique de 14,7% en avril.

"La reprise de l'économie va dépendre étroitement de l'évolution du virus", a averti la Fed Dans un communiqué publié mercredi à l'issue de la réunion du comité de politique monétaire. Au terme de cette réunion, conformément à ce qu'attendaient la quasi-totalité des économistes, l'institution a laissé inchangé le niveau de ses taux directeurs dans une fourchette de 0 à 0,25%. "L'actuelle crise sanitaire continuera à peser sur l'activité économique, l'emploi et l'inflation à court terme, et pose des risques considérables sur les perspectives économiques à moyen terme", ajoute-t-elle.

La Fed a également révisé en hausse l'inflation pour 2020, à 1,2%, contre 0,8%, et pense atteindre l'objectif des 2% en 2023. Selon la récente redéfinition de sa politique, l'institution vise à un taux d'inflation de 2% en moyenne pendant une certaine durée, ce qui signifie qu'elle est prête à laisser l'inflation d'aller de façon temporaire au-delà de ce niveau, sans augmenter ses taux, de façon à favoriser le crédit et l'activité pour permettre plus facilement au pays de retrouver le plein emploi.

Concrètement, la banque centrale a indiqué qu'elle n'envisageait pas un relèvement de ses taux avant que l'inflation ne soit en mesure de dépasser modérément les 2% pendant "un certain temps". Ses prévisions ne font pas état d'une telle inflation avant 2023, ce qui suggère que le loyer de l'argent restera proche de zéro pendant encore près de trois années.

Dernière réunion avant l'élection présidentielle

Cette réunion du comité monétaire de la Fed était la dernière avant l'élection présidentielle du 3 novembre. La première économie du monde marque le pas, après le fort rebond qui avait immédiatement suivi la période de confinement du printemps, destinée à tenter de ralentir la propagation du Covid-19. Symbole de ce ralentissement de la reprise, les ventes au détail ont augmenté bien moins que prévu au mois d'août.

"Les conditions financières générales se sont améliorées dans les derniers mois, grâce d'une part aux mesures politiques de soutien à l'économie", constate toutefois la Fed.

Le président de la Fed, Jerome Powell, a, lors de sa conférence de presse, insisté sur l'importance de nouvelles aides budgétaires pour les ménages et entreprises, condition sine qua non pour relancer la machine.

Or, la Maison Blanche et les élus du Congrès négocient en vain depuis un mois et demi. Les discussions piétinent notamment sur le montant de l'enveloppe, les républicains refusant d'approuver l'ensemble des fonds demandés par les démocrates. Le ton était toutefois plus encourageant mercredi matin.

"Je suis probablement plus optimiste depuis 72 heures sur le potentiel pour un accord, que je ne l'ai été dans les 72 derniers jours", a commenté le chef de cabinet de la Maison Blanche, Mark Meadows, sur CNBC.

"Les démocrates sont +sans coeur+. Ils ne veulent pas donner d'argent aux gens qui en ont désespérément besoin. (...) Donnez plus, les républicains, ça reviendra aux USA de toute façon (d'une manière ou d'une autre!)", a même tweeté Donald Trump, encourageant ainsi son parti à conclure un accord.

Quoi qu'il en soit, les démocrates ne quitteront pas le Congrès sans un accord, avait promis mardi la cheffe des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

(Avec AFP)

©2020 BFM Bourse
Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+331.80 % vs -4.86 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat