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Ces pistes à l'étude pour booster les levées de fonds de la tech française

samedi 20 juillet 2019 à 08h00
Les entreprises innovantes de la tech française ont besoin de plus de financements

(BFM Bourse) - Un rapport de Philippe Tibi -ancien président de l'Association française des marchés financiers- remis à Bruno Le Maire et au secrétaire d'État au numérique Cédric O juge que les pépites technologiques françaises manquent de financement et imagine des solutions pour y remédier à court terme.

Les investisseurs français doivent consacrer une part accrue de leur activité au développement des entreprises innovantes, estime un rapport publié vendredi qui préconise de mobiliser 20 milliards d'euros via des fonds spécialisés pour faciliter l'émergence de "licornes" tricolores. "La difficulté du financement est un facteur limitant essentiel" pour le développement des entreprises du secteur technologique en France, estime ce rapport remis au ministre de l'Economie Bruno Le Maire et au secrétaire d'Etat au Numérique Cédric O.

"L'introduction en Bourse est peu fréquente en France. Et lorsqu'elle a lieu, elle ne lève pas en général des montants susceptibles de transformer la société émettrice", ajoute le document, établi par l'ancien président de l'Association française des marchés financiers (Amafi) Philippe Tibi. Selon lui, l'Union européenne représente un quart du PIB mondial mais seulement 10% de la technologie mondiale émergente. Les levées de fonds des start-up européennes ne représentent par ailleurs que 10% du financement mondial, contre 53% pour les start-up américaines et 27% pour les chinoises.

Une seule entreprise française dans le top 100

"L'Europe est loin derrière les Etats-Unis et la Chine", insiste Philippe Tibi, par ailleurs ancien président d'UBS Investment Bank en France, qui fait état d'un retard marqué dans l'Hexagone: seule une entreprise française (Dassault Systèmes) fait partie des 100 plus grandes entreprises numériques recensées par Forbes. Pour résoudre ce problème et faciliter l'essor de "licornes" françaises (start-up dépassant le milliard de dollars de valorisation), le rapport préconise de répondre à une "double défaillance de marché", à savoir le manque "de titres offerts" et la "faible demande potentielle".

Première piste: favoriser l'émergence de fonds dits de "late stage", investissant dans des start-up non cotées mais en phase avancée de croissance. "L'objectif pour la France est de disposer d'ici trois ans de 10 fonds "late stage" gérant au moins 1 milliards d'euros", souligne Philippe Tibi.

Deuxième recommandation: permettre la création de grands fonds "global tech" investissant dans des sociétés technologiques cotées, pour un total de 10 milliards d'euros, collectés auprès des investisseurs institutionnels et des particuliers.

Ces fonds, "dont les équipes de gestion seront majoritairement basées en France", investiront "dans des entreprises technologiques cotées dans le monde entier, l'échelle pertinente pour appréhender le champ concurrentiel du secteur", souligne le rapport. "Il est important de préciser que l'investissement dans le secteur technologique ne relève pas d'une action de charité au service d'une politique publique", conclut Philippe Tibi, pour qui les start-up peuvent offrir "des perspectives de retours financiers intéressantes".

(Avec AFP)

Quentin Soubranne - ©2020 BFM Bourse
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