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Zone euro : 'ne tient plus qu'à un fil' (rothschild im)

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(CercleFinance.com) - Plusieurs scenarios se dessinent pour la zone euro en cette fin d'année 2011 et les observateurs n'ont de cesse de se diviser sur leur probabilité.

A l'occasion d'une réunion avec la presse organisée ce vendredi, Jacques Tebeka, directeur de la multigestion diversifiée chez Edmond de Rothschild Investment Managers, a pour sa part estimé que l'éclatement de la zone euro, 'qui ne tient plus qu'à un fil', peut s'envisager dans les prochaines années.

'Il s'agit d'un scenario peu probable mais de plus en plus plausible', a-t-il précisé.

Ainsi, un pays pourrait très bien décider de sortir de la zone euro de manière unilatérale, augmentant la pression sur d'autres.

'L'inquiétude porte également sur les nombreuses manifestations d'hostilité des peuples à l'Europe', a indiqué Jacques Tebeka.

Ce dernier a esquissé des réponses possibles pour stabiliser la zone, telle que l'instauration d'un prêteur en dernier ressort crédible, à savoir une institution capable d'assurer un accès à la liquidité quels que soient le montant et la durée aux Etats solvables.

'Pour ceux qui ne le sont pas, on restructure', a-t-il martelé.

Jacques Tebeka a souligné que la BCE pouvait endosser le statut de prêteur en dernier ressort, tandis que des garanties conjointes devraient être apportées (FESF, eurobonds, contrôle ex-ante des budgets des Etats).

Concernant le sommet européen des Chefs d'Etats et de gouvernements du 8 et 9 décembre prochains, il considère que les attentes fortes des investisseurs ont des chances d'être déçues.

Ainsi, 'nous assisterons très certainement à une démonstration de prise de conscience et de volonté politique d'aller vers une meilleure gouvernance de la zone euro plutôt qu'à l'annonce de mesures concrètes'.

Enfin, Jacques Tebeka a affiché sa prudence quant à l'apparente santé de l'économie américaine, 'en phase de convalescence de la crise de 2008'.

Evoquant le secteur immobilier, il a fait part de ses anticipations de stabilisation en 2012, et non pas d'amélioration.

'Le ralentissement européen aura des conséquences sur la croissance aux Etats-Unis', a-t-il indiqué, ajoutant que 'les problèmes importants ne sont pas réglés'.

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