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Wall street : Entame de trimestre prudente, l'euphorie retombe

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(CercleFinance.com) - Wall Street a fait rêver ceux qui anticipaient le débordement des résistances majeures testées à la mi-février : retracer ces niveaux records après toutes les catastrophes et bouleversements du mois de mars puis réaliser le meilleur 1er trimestre depuis 1998, c'était une preuve d'invulnérabilité... pratiquement l'assurance d'une ascension irréversible vers de nouveaux sommets.

Après une entame de séance, de mois et de trimestre très prometteuse (et une hausse moyenne de +0,8% en cours de matinée) le Dow Jones a calé sous 12.420Pts et le Nasdaq sous les 2.803Pts. Ces deux indices ont reperdu l'essentiel ou l'intégralité de leurs gains avant de reprendre 0,45% et 0,3% respectivement au final (la faute au pétrole trop cher ?), ce qui efface les pertes de la veille mais ne restaure pas une forte dynamique haussière.

Le 'S&P' a gagné 0,5%: il réalise la meilleure performance du jour après avoir oscillé entre 1.338 et 1.329Pts: le zénith annuel des 1.344 était à portée de main dans l'euphorie un peu surfaite du début de la matinée.

Les mauvais chiffres sont systématiquement ignorés: l'indice ISM manufacturier américain a légèrement reculé à 61,2, ainsi que les dépenses de construction (-1,4% au lieu de -0,2% anticipé, leur plus bas niveau depuis octobre 1999) alors que n'importe quel prétexte haussier est monté en épingle avec un enthousiasme démesuré.

En ce qui concerne 'la bonne suprise du jour'... les chiffres de l'emploi US correspondaient pratiquement à ceux attendus par les marchés: +216.000 créations d'emplois (après 194.000 en janvier et 200.000 anticipé) et le taux de chômage continue en apparence de reculer (8,8% contre 8,9% au plus bas depuis mars 2009).

C'est un recul en trompe l'oeil car il résulte de la disparition mécanique d'un nouveau contingent de chômeurs de longue durée qui sont purgés des statistiques officielles, leur délai d'indemnisation étant expiré. Il y a moins de chômeurs... mais d'avantage de personnes sans travail ou qui ont renoncé à en trouver un !

Les autres composantes de la statistique ne montrent aucun véritable rebond de l'activité économique (ce que confirme l'ISM) avec une durée hebdomadaire du travail inchangée (à 34,3 heures) et des revenus distribués qui stagnent (autrement dit qui reculent en regard d'une inflation à +0,5%).

Avec un baril qui clôture à 108,3$ (nouveau record annuel), l'inflation constitue une menace qui n'a rien d'une 'vue de l'esprit' : le débat entre hausse réelle des prix et hausse ressentie masque l'essentiel, à savoir un impact négatif exponentiel sur les ménages à plus faible revenu et imperceptible pour les hauts revenu.

Les parapétrolières n'ont paradoxalement guère profité de l'envol du pétrole puisque la majorité d'entre elles termine dans le rouge, sauf Peabody et Anadarko (+1%) puis National Oilwell (+1,8%). Au sein du Dow Jones, Exxon a pris +0,8% et Chevron +0,65%... et Catrepillar termine en tête du peloton avec +1,6%, Intel lanterne rouge avec -2,25%.

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