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Wall street : Wall street vogue vers l'inconnu après la perte du triple a us

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par Rodrigo Campos

NEW YORK (Reuters) - Après le vent de panique qui a saisi les marchés américains la semaine dernière, les investisseurs s'apprêtent à vivre une nouvelle série de séances marquées du sceau de l'effroi, l'abaissement de la note de la dette souveraine des Etats-Unis n'offrant guère de perspective de répit à des Bourses déjà éprouvées,

L'agence de notation Standard & Poor's a annoncé vendredi soir la baisse d'un cran de la note souveraine des Etats-Unis, estimant que le programme d'assainissement budgétaire prévu ne stabilisera pas la dette de la première économie mondiale.

Cette dégradation de AAA à AA+ est assortie d'une perspective négative, ce qui signifie que S&P pourrait à nouveau dégrader la note des Etats-Unis dans les 12 à 18 mois.

"Les implications sur le long terme sont intimidantes", a commenté Jack Ablin de Harris Private Bank. "Les Treasuries à court terme restent une valeur refuge de premier ordre."

La première économie du monde traversait déjà une zone de turbulences, soulignée lors de la publication de la première estimation des chiffres de son PIB et par une succession d'indicateurs peu encourageants.

"En un mot, volatilité", a résumé Jamie Searle, analyste de Citigroup.

Jeudi, l'indice CBOE Volatility, souvent présenté comme le baromètre de la peur sur les marchés, a enregistré sa hausse la plus forte jamais atteinte en l'espace d'une seule séance depuis début 2007.

Jusqu'à juin dernier, les investisseurs pouvaient compter sur la Réserve fédérale pour continuer d'injecter des liquidités sur les marchés financiers, soutenant à la fois les cours des valeurs boursières et ceux des matières premières.

Mais le programme d'assouplissement quantitatif de la Fed est terminé.

Après la bataille de tranchée qui a opposé républicains et démocrates sur la question du relèvement du plafond de l'endettement américain, rapprochant les Etats-Unis de l'abîme du défaut de paiement, peu d'observateurs s'attendent à ce que la Fed injecte de nouvelles liquidités alors que l'heure est aux restrictions.

"Il n'a certainement aucun plan de soutien à attendre avec la situation dans laquelle nous sommes sur le front de la dette", a estimé Paul Mendelssohn de Windham Financial Services.

"Il y a un telle discorde et de tels dysfonctionnements à Washington que Ben Bernanke devra y réfléchir à deux fois avant de faire quoi que ce soit."

La crainte d'un retour en récession a fait son retour, alimentée à la fois par les signes de ralentissement de l'économie, d'une impression d'impuissance dégagée par les responsables politiques des deux côtés de l'Atlantique jugés incapables d'apaiser les craintes sur la question de l'endettement des économies développées.

Après avoir reculé au cours des neuf des dix dernières séances, le S&P 500 a terminé la semaine sur une baisse hebdomadaire de 7,2%, une ampleur inédite depuis la fin du mois de novembre 2008.

Vendredi, les stratèges de Crédit suisse ont abaissé de 7% leur prévision sur le niveau du S&P 500 à la fin de l'année, qu'ils voient désormais à 1.350, se fixant comme objectif de le voir à 1.400 d'ici la fin 2012.

Nicolas Delame pour le service français

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