Bourse > Actualités > Points de marché > Wall street : Wall street risque de subir le poids des "profit warnings"

Wall street : Wall street risque de subir le poids des "profit warnings"

Wall street : wall street risque de subir le poids des Wall street : wall street risque de subir le poids des

par Caroline Valetkevitch

NEW YORK (Reuters) - Les différents avertissements sur résultats lancés ces derniers temps par des poids lourds de la cote risquent de peser sur la tendance de Wall Street la semaine prochaine, qui verra le démarrage de la "saison" des comptes trimestriels.

Cela n'a cependant pas empêché l'indice S&P-500 de gagner 5,8% au troisième trimestre, grâce en particulier aux initiatives de croissance et d'allègement de dette annoncées par les banques centrales le mois dernier.

Selon des données Thomson Reuters, les bénéfices des sociétés composant le S&P-500 auraient diminué de 2,4% durant le troisième trimestre. Ce serait leur première baisse en trois ans.

Investisseurs et stratèges pensent que, globalement, les valorisations des sociétés ne sont pas en phase avec les estimations de leurs résultats. Ils prévoient un rétrogradage de la Bourse dans les semaines qui viennent, à mesure que les résultats tomberont et que les projections du quatrième trimestre, voire au-delà, seront revues à la baisse.

Les données Thomson Reuters donnent des bénéfices en hausse de 9,5% au quatrième trimestre. C'est trop, disent les analystes, au vu de ce que les investisseurs entendent en provenance du monde des entreprises.

"Les résultats seront le révélateur", dit Alan Lancz (Alan B. Lancz & Associates). "Je ne prévois pas de grosse correction mais j'attends en revanche une retraite".

Comme à l'accoutumée, l'aluminier Alcoa ouvrira le bal mardi, après la clôture de Wall Street. Les banques JPMorgan Chase et Wells Fargo publieront aussi la semaine prochaine.

BAISSE PLUS PRONONCEE HORS HIGH TECH

Près de la moitié des sociétés du S&P-500 qui ont révisé à la baisse leurs projections de résultats trimestriels évoquent la crise en Europe, selon une enquête Thomson Reuters. Une conjoncture mondiale déprimée est citée par 11%, cependant que 8% avancent un dollar fort et 6% le ralentissement de la croissance en Chine.

Les 10 secteurs d'activité représentés dans le S&P-500 sont tous l'objet d'une forte révision à la baisse des projections mais la tendance est particulièrement remarquable pour le high tech en particulier et c'est le ralentissement chinois qui, là, en est la principale cause.

La croissance du bénéfice du high tech, portée notamment par Apple, aurait été de 2,3% au troisième trimestre, alors qu'une prévision du 1er juillet donnait 13,1%. Hors technologiques, le bénéfice des sociétés du S&P-500 serait en recul encore plus prononcé, de 3,4%.

Les secteurs qui subiraient la baisse la plus prononcée des bénéfices seraient ceux des matières premières (-24%) et de l'énergie (-18,8%), alors que celui des produits de grande consommation enregistrerait la plus forte hausse (+7,7%).

Dans la mesure où leurs revenus progressent difficilement, les entreprises ont battu le consensus ces derniers trimestres en recourant surtout à une réduction de leurs coûts. Mais la méthode risque de faire long feu car les possibilités de tailler dans les dépenses se réduisent au fur et à mesure.

Le chiffre d'affaires des sociétés du S&P-500 aurait diminué de 0,1% au troisième trimestre, et de 0,4% hors Apple, a dit par ailleurs Greg Harrison, analyste de Thomson Reuters.

Globalement, le ratio négatif-positif pour les projections de résultats ressort à 4,3/1, le plus négatif depuis le troisième trimestre 2001, a-t-il ajouté.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

Copyright © 2012 Thomson Reuters

Je donne mon avis

TÉLÉCHARGEZ GRATUITEMENT L’APPLI