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Wall street : Wall street pourrait enchaîner une septième semaine de baisse

Wall street : wall street pourrait enchaîner une septième semaine de baisseWall street : wall street pourrait enchaîner une septième semaine de baisse

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Il ne serait guère surprenant que Wall Street enchaîne une septième baisse hebdomadaire consécutive la semaine prochaine, de probables nouveaux indicateurs décevants et autres facteurs d'inquiétude devant prendre le pas sur l'idée que les actions sont bon marché.

Depuis qu'il a clôturé le 29 avril à un plus haut de près de trois ans, le S&P 500 a chuté de quelque 7%, sous le coup de statistiques macro-économiques jugées décevantes.

Si jamais la semaine prochaine se solde par un nouveau recul, le S&P signerait ainsi sa plus longue série de baisses hebdomadaires depuis 2001.

Et certains signes avant-coureurs, comme l'activité sur le marché des options ou la facilité avec laquelle des supports de résistance ont été enfoncés, semblent suggérer que le déclin ne va pas s'enrayer.

"Il faut être réaliste. Pour la bonne santé du marché, il faut bien qu'il y ait une forme de correction", a déclaré Cliff Draughn, président d'Excelsia Investment Advisors.

Sur la semaine écoulée, le Dow Jones a cédé 1,6%. De leur côté, le S&P 500 a perdu 2,2% et le Nasdaq 3,3%, soit leur plus fort recul hebdomadaire depuis août 2010.

Ajoutant à l'humeur maussade des investisseurs, la mauvaise situation des marchés a poussé l'organisme de prêts automobiles et immobiliers Ally Financial, dont l'Etat américain est actionnaire majoritaire, à reporter son introduction en Bourse de six milliards de dollars.

INDICATEURS ET QUATRE SORCIÈRES

Les indicateurs au programme de la semaine - prix producteurs, prix à la consommation, ventes au détail, indices manufacturiers des régions de New York et de Philadelphie et indicateurs avancés - devraient essentiellement dresser le tableau d'une économie en panne de croissance.

"C'est une semaine chargée du point de vue de l'économie (...) Je ne vois sortir grand-chose de bon des chiffres attendus", a souligné Tim Ghriskey, chargé des investissements chez Solaris Asset Management.

A la fin de la semaine, les investisseurs seront également confrontés aux "quatre sorcières", jour où quatre options sur actions et indices expirent en même temps, ce qui est habituellement source de volatilité.

Malgré la baisse ininterrompue depuis près d'un mois et demi, l'indice de volatilité du CBOE, surnommé "l'indice de la peur", n'a guère bougé, ce qui suggère que les intervenants du marché ne semblent pas gagnés par la panique.

Et, malgré les reculs importants accusés par le Dow Jones et le S&P 500 la semaine dernière, ils sont encore en territoire positif depuis le début de l'année. Seul le Nasdaq est désormais dans le rouge depuis le 31 décembre 2010.

Par ailleurs, Wall Street pourrait être dopé par le moindre signe que démocrates et républicains sont prêts à s'entendre sur un relèvement du plafond de la dette des Etats-Unis.

En l'absence d'un accord sur ce dossier, la première économie mondiale pourrait se retrouver en situation de défaut technique, une perspective qui hante les investisseurs.

Benoit Van Overstraeten pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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