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Wall Street : Wall Street finit sans tendance malgré Netflix

Wall Street : Wall Street finit sans tendance malgré NetflixWall Street : Wall Street finit sans tendance malgré Netflix

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a marqué le pas jeudi, les investisseurs restant perplexes face aux résultats trimestriels des entreprises américaines qui sont certes globalement meilleurs que prévu mais montrent aussi une faible croissance organique.

L'indice Dow Jones a cédé 6,84 points, soit 0,04%, à 18.105,77 et le Standard & Poor's 500, plus large, a reculé de 1,64 point ou 0,08% à 2.104,99.

Le Nasdaq Composite a abandonné de son côté 3,23 points (0,06%) à 5.007,79.

Si Netflix, le spécialiste de la vidéo en flux continu sur internet, a limité le recul du S&P-500 et du Nasdaq grâce à la forte hausse du nombre de ses abonnés, le fabricant de mémoires SanDisk a déçu avec sa prévision de chiffre d'affaires annuel.

Sur les 51 sociétés du S&P-500 ayant déjà publié leurs résultats trimestriels à ce stade, 76,5% ont surpassé les attentes de Wall Street en termes de bénéfices, soit davantage que la moyenne à long terme de 63%. Mais seules 47,1% ont fait mieux que prévu en ce qui concerne leur chiffre d'affaires, sous la moyenne historique de 61%.

Ces données suggèrent que les entreprises améliorent leurs résultats davantage par des réductions de coûts que par un développement de leur activité.

"Le marché est cher, il faut de solides résultats pour justifier ces valorisations et pour cela il faut une vraie demande. A l'heure qu'il est, je ne suis pas emballé par les niveaux de croissance qu'on observe", dit Uri Landesman, président of Platinum Partners à New York.

Selon les données de ThomsonReuters, les bénéfices des entreprises du S&P sont prévus en baisse de 2,6% au premier trimestre, sous le coup de la baisse des prix du pétrole, du dollar fort et de l'hiver rigoureux dans l'est des Etats-Unis. Les chiffres d'affaires sont attendus quant à eux en repli de 2,8%.

DÉBUTS EN FANFARE POUR ETSY

En tête des hausses du S&P, Netflix a bondi de 18,21% à 562,05 dollars, avec à la clé un record à 568,75, après avoir annoncé mercredi soir une progression supérieure à ses propres attentes de son nombre d'abonnés au premier trimestre.

Beaucoup de professionnels s'interrogent toutefois sur le niveau de valorisation délirant de Netflix, qui a vu son cours de Bourse multiplié par neuf en trois ans et se payait déjà 123 fois son bénéfice estimé au cours de clôture de mercredi, à comparer à des ratios de 17 pour Apple et de 27 pour Google.

Philip Morris International, en hausse de 8,74%, s'est aussi distingué après l'annonce d'une baisse moins forte qu'attendu de son bénéfice et de son chiffre d'affaires.

A l'inverse, SanDisk (-4,43%) a accusé la plus forte baisse après avoir dit attendre une baisse de son chiffre d'affaires 2015 plus prononcée que ce qu'anticipaient les analystes.

Au sein du Dow Jones, les bons résultats de l'assureur santé UnitedHealth Group ont été salués par un gain de 3,65% à 121,60 dollars mais Goldman Sachs (-0,44%) a essuyé des prises de bénéfice malgré l'annonce d'un bénéfice en hausse de 41% et nettement meilleur que prévu.

Citigroup, qui a également battu le consensus, a pris en revanche 1,52%.

La journée a été animée par les débuts éclatants en Bourse du site de vente en ligne Etsy, du distributeur d'articles de fêtes Party City et du spécialiste du trading haute-fréquence Virtu Financial, qui ont gagné respectivement 88%, 22% et 17% pour leur première séance de cotation.

Le marché a peu réagi aux indicateurs du jour, plutôt décevants : les inscriptions au chômage ont augmenté la semaine dernière alors qu'elles étaient prévues en baisse, et les mises en chantier ont progressé bien moins qu'attendu en mars.

Ces statistiques qui pourraient inciter la Réserve fédérale à ne pas relever ses taux trop vite ont fait refluer le dollar, d'autant que plusieurs responsables de la banque centrale se sont prononcés jeudi contre un resserrement monétaire dès juin.

L'euro s'appréciait de 0,73% en fin de séance, à 1,0762 dollar, et l'indice mesurant la performance du dollar face à un panier de devises est tombé à son plus bas niveau depuis deux semaines.

Quelque 6,3 milliards de titres ont changé de mains sur les marchés actions américains contre une moyenne de 6,2 milliards depuis le début du mois, selon BATS Global Markets.

(Ryan Vlastelica et Caroline Valetkevitch, Véronique Tison et Bertrand Boucey pour le service français)

Copyright © 2015 Thomson Reuters

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