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Wall Street : Wall Street finit étale, faute d'avancée sur le commerce

jeudi 14 mars 2019 à 21h10
Wall Street : Wall Street finit peu changée

(Reuters) - La Bourse de New York a fini sans tendance jeudi, faute d'avancée concrète sur le front des négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

L'indice Dow Jones a grignoté 7,05 points, soit 0,03%, à 25.709,94 points mais le S&P-500 a abandonné 2,44 points ou 0,09% à 2.808,48 points et le Nasdaq Composite a cédé 12,50 points (0,16%) à 7.630,91.

Ces deux derniers indices mettent ainsi fin à une série de trois hausses consécutives.

Le président Donald Trump et son secrétaire au Trésor Steven Mnuchin ont assuré que les négociations avec Pékin progressaient bien mais sans être en mesure d'avancer une date pour leur conclusion. Steven Mnuchin a confirmé par la suite qu'il n'y aurait pas de sommet entre Trump et son homologue chinois Xi Jinping ce mois-ci pour signer un accord.

"Le dossier commercial est le principal thème sur les marchés. Les indices hésitent car les investisseurs ne savent pas trop comment interpréter ces signaux contradictoires", rapporte JJ Kinahan, stratège chez TD Ameritrade à Chicago.

"On risque fort de rester confinés dans une zone entre 2.750 et 2.800 points (sur le S&P) tant qu'on n'aura pas des réponses concrètes sur le commerce, le Brexit etc...", ajoute Art Hogan, chez National Securities à New York.

A Londres, la Chambre des communes a adopté à une large majorité une motion du gouvernement prévoyant un report de la date butoir du Brexit, jusqu'ici fixée au 29 mars. Le texte précise que le gouvernement demandera à l'Union européenne un report "technique" de trois mois, jusqu'au 30 juin, si les députés approuvent un accord de divorce d'ici à mercredi prochain, et qu'il sollicitera un report de longue durée si les élus le rejettent à nouveau.

VALEURS

Quelque 6,69 millions de titres ont été échangés, à comparer à une moyenne de 7,37 milliards sur les 20 dernières séances.

Sept des 11 grands indices sectoriels S&P ont fini en repli, la plus forte baisse étant pour les matériaux (-0,79%) alors que les financières (+0,41%) ont le mieux résisté.

Boeing, sensible au dossier commercial, a encore cédé 1,02% à 373,30 dollars, portant ses pertes à 11,7% sur la semaine. Selon l'agence fédérale américaine de l'aviation civile, l'immobilisation de ses 737 MAX 8 pourrait durer "des semaines."

Facebook a perdu 1,85% après une panne géante mercredi. Le réseau social fait en outre l'objet d'une enquête fédérale sur les accords de partage de données qu'il a conclu avec plusieurs géants de l'internet, selon le New York Times.

Après la clôture, le titre lâchait encore 1,7% dans les transactions électroniques en réaction à l'annonce du départ d'un des dirigeants du groupe, Chris Cox, en charge des produits.

Johnson & Johnson a cédé 1,0% après avoir été condamné à verser 29 millions de dollars à une femme accusant ses produits à base de talc de contenir de l'amiante et d'être à l'origine de son cancer.

A la hausse, Apple a gagné 1,11% à 183,73 dollars, la meilleure performance du Dow Jones après Visa (+1,14%). Cowen and Co a entamé son suivi du fabricant de l'iPhone avec une recommandation de "surperformance" et un objectif de cours de 220 dollars.

La meilleure performance du S&P-500 a été pour TechnipFMC (+4,98%), porté par la hausse des cours du pétrole.

General Electric, en hausse de 2,79%, a aussi été recherché après des prévisions jugées rassurantes pour 2020 et 2021.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les ventes de logements neufs ont baissé de 6,9% en janvier aux Etats-Unis, bien plus que prévu, laissant penser que le coup de mou du marché immobilier a persisté au début du premier trimestre en dépit d'une évolution modérée des taux de crédit. Sur un an, elles ont reculé de 4,1%.

Les prix à l'importation ont de leur côté augmenté de 0,6% en février, leur hausse la plus importante depuis neuf mois, mais la tendance de fond reste faible puisqu'en base annuelle ils ont reculé de 1,3%.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté un peu plus qu'attendu la semaine dernière, à 229.000 contre 223.000 la semaine précédente. Ce chiffre suggère un ralentissement du marché du travail mais probablement pas aussi marqué que celui qu'impliquaient les très mauvais chiffres de l'emploi publiés vendredi dernier.

LA SÉANCE EN EUROPE

Les Bourses européennes avaient auparavant terminé en hausse, le soulagement après le rejet mercredi par les députés britanniques d'un Brexit brutal et la perspective d'un report du divorce entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne l'emportant sur les craintes liées au dossier commercial.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,82% à 5.349,78 points, un plus haut depuis le début octobre 2018. Le Dax allemand a gagné 0,13% et le Footsie britannique 0,37%.

L'indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,56%, le FTSEurofirst 300 de 0,84% et le Stoxx 600 de 0,78%, à un plus haut de cinq mois lui aussi.

Comme à New York, TechnipFMC s'est distingué avec un gain de 5,02%, la meilleure performance du CAC.

TAUX

Les cours des emprunts d'Etat ont baissé en raison de la concurrence d'émissions de dette d'entreprise et aussi de ventes par des investisseurs japonais à l'approche de la fin de l'exercice fiscal nippon, le 31 mars.

Les rendements ont augmenté en conséquence, passant à 2,628% contre 2,610% mercredi pour le 10 ans et à 3,044% contre 3,01% pour le papier à 30 ans.

Le rendement des notes à deux ans à progressé à 2,462% contre 2,453% mercredi.

CHANGES

Le dollar s'est apprécié pour la première fois de la semaine, mais modestement, en profitant d'une pause de la livre qui avait atteint mercredi un pic de neuf mois en réaction au rejet par le Parlement britannique d'un Brexit sans accord.

L'indice dollar, tombé pendant la nuit à un plus bas de neuf jours, s'est repris de 0,2% à 96,751, l'euro/dollar affichant un repli de même ampleur à 1,13 tout juste.

Après une semaine hautement volatile qui l'a vu évoluer entre des extrêmes de 1,2945 et 1,3380 dollar et bondir de 2% sur la seule séance de mercredi, la livre a réagi avec flegme au vote de jeudi en faveur d'un report du Brexit. La devise britannique retombait de 0,8% face au dollar à New York, à 1,3231, sous l'effet de prises de bénéfice.

"La semaine prochaine devient cruciale car la perspective d'un report prolongé pourra pousser plus de députés à soutenir (la Première ministre Theresa) May. Si elle parvient à faire voter son accord de retrait, la livre pourrait grimper à 1,36 ou 1,37 dollar", dit Fritz Louw, analyste à la banque japonaise MUFG.

OR

L'or a cédé plus de 1%, passant pour la deuxième fois du mois sous la barre des 1.300 dollars, au lendemain du vote du Parlement britannique écartant le risque d'un "no deal".

L'once d'or cédait 1% autour de 1.296 dollars sur le marché au comptant en fin de journée, après avoir atteint la veille un plus haut depuis le 1er mars à 1.311 dollars.

PÉTROLE

Les cours du pétrole ont terminé en ordre dispersé sur le Nymex après avoir atteint auparavant de nouveaux plus hauts de quatre mois.

Le contrat mars sur le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) a gagné 0,60% à 58,61 dollars le baril mais le Brent de mer du Nord a cédé 0,47% à 67,23 dollars. En séance, le WTI a touché un nouveau plus haut de l'année de 59,06 dollars et le Brent a culminé à 68,14.

À SUIVRE VENDREDI

En plus des quelques indicateurs au programme, production industrielle américaine notamment, les marchés seront attentifs à la décision monétaire de la Banque du Japon et à la revue de la note souveraine de l'Italie par Moody's.

(avec Caroline Valetkevitch à New York et Amy Caren Daniel à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

Copyright © 2019 Thomson Reuters

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