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Wall Street : Wall Street finit en forte baisse, plombée par l'ISM

Wall Street : Wall Street finit en forte baisse, plombée par l'ISMWall Street : Wall Street finit en forte baisse, plombée par l'ISM

par Rodrigo Campos et Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a terminé en nette baisse lundi, affectée par des statistiques qui paraissent témoigner d'un ralentissement de la croissance dans le secteur manufacturier américain, fournissant ainsi un nouveau prétexte aux investisseurs pour s'éloigner des actifs jugés les plus risqués.

L'indice S&P-500 a subi sa plus forte perte en pourcentage depuis juin, tandis que le Nasdaq a fini sous les 4.000 points pour la première fois depuis décembre. Le Dow Jones a terminé sous sa moyenne mobile de 200 jours pour la première fois depuis le 28 décembre 2012.

La croissance manufacturière a été, en janvier, la plus faible en huit mois, au vu d'un indice ISM paru lundi et ressorti largement en deçà des attentes des analystes. De surcroît, la composante des commandes nouvelles a subi sa plus forte baisse depuis décembre 1980.

Ce ralentissement avait déjà été révélé un peu auparavant le même jour par l'indice PMI de Markit définitif de janvier.

Le Dow Jones a perdu 326,05 points (2,08%) à 15.372,80 et le S&P-500 a cédé 40,70 points (2,28%) à 1.741,89. Le Nasdaq Composite a abandonné 106,92 points (2,61%) à 3.996,96.

Le Dow a perdu 5,3% en janvier et le S&P-500 3,6%, leurs plus fortes pertes mensuelles depuis mai 2012.

Le sentiment des investisseurs s'est nettement détérioré après l'indice ISM, portant le coût d'assurance contre une baisse du S&P à son niveau le plus élevé en près de quatre mois. Parallèlement, l'indice de volatilité du CBOE, dit indice de la peur, s'est envolé de 16,5% à 21,44.

Un autre élément notable est que le volume du trading de futures sur le VIX a atteint un record de 4,40 millions de contrats en janvier, une hausse de 52% sur janvier 2013 et de 38% sur décembre, ce qui laisse penser que les investisseurs achètent massivement des protections contre une baisse du marché.

"On dirait qu'il y a un ralentissement général, encore qu'il soit difficile de dire dans quelle mesure c'est lié au climat", a dit en séance Paul Zemsky (ING Investment Management).

"Si on considère en outre que les devises des marchés émergents continuent d'être liquidées, ça ne va pas fort pour le marché", a-t-il ajouté. "Cela étant, entre maintenant et 1.700 (sur le S&P) il y a une grosse opportunité d'achat mais avant cela il faut que les devises émergentes se stabilisent".

Les banques centrales des pays émergents ont dû soit relever les taux soit intervenir sur le marché des changes pour endiguer la courant vendeur, ce qui a créé autant de pression sur les placements en actions ou obligations et obligé les investisseurs à rechercher des actifs jugés relativement sûrs comme le yen.

Les craintes d'un ralentissement de la croissance en Chine et le fait que la Réserve fédérale poursuive son désengagement progressif de ses rachats d'actifs sapent par ailleurs le moral des boursiers depuis la fin janvier. De fait la croissance du secteur des services chinois s'est faite en janvier à son rythme le plus faible depuis cinq ans.

Sur les 250 sociétés de l'indice S&P-500 qui ont publié leurs comptes, 69,7% ont dépassé le consensus, au-dessus de la moyenne de 63% depuis 1994 et des 67% des quatre derniers trimestres, selon des données Thomson Reuters.

Aux valeurs, Charter Communications a perdu 0,64%, tandis que Time Warner Cable a gagné 0,56%. Charter Communications discute de la possibilité de relever son offre sur Time Warner Cable dans les deux semaines qui viennent, selon des sources proches du dossier.

ArthroCare a pris 8,2%, l'équipementier médical étant racheté par le britannique Smith & Nephew.

Yum Brands, qui a cédé 1,47% en séance, a confirmé ses objectifs de 2014 après la clôture et gagné 3,2% après la clôture.

Le volume a été étoffé, de 9,46 milliards de titres échangés, bien au-dessus de la moyenne de 6,94 milliards de janvier. On dénombre sur le Nyse, 2.610 baisses contre 463 hausses et, sur le Nasdaq, 2.286 baisses contre 368 hausses.

Wilfrid Exbrayat pour le service français

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