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Wall street : Wall street clôture à son tour en déroute

Wall street : wall street clôture à son tour en dérouteWall street : wall street clôture à son tour en déroute

NEW YORK (Reuters) - Wall Street a clôturé en chute de 3,68% jeudi sur fond de statistiques moroses pour la croissance américaine et de fort recul des valeurs bancaires, pénalisées par la crainte d'une contagion de la crise de la dette via les filiales américaines des banques européennes.

La Bourse de New York a fini en baisse de 3,68% jeudi, l'indice Dow Jones des 30 industrielles cédant 419,63 points à 10.990,58 points.

Le S&P-500, plus large, a perdu 53,24 points, soit -4,46%, à 1.140,65 points.

Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 131,05 points (-5,22%) à 2.380,43 points.

L'indice CBOE de la volatilité, également surnommé "indice de la peur", a bondi de 37,62%. Depuis le 29 avril, le S&P 500 a perdu environ 16% de sa valeur, les investisseurs délaissant les actifs risqués dans ce contexte économique incertain.

En Europe, les Bourses européennes ont connu une nouvelle journée noire et extrêmement volatile. L'EuroStoxx 50 a reflué de 5,3% tandis que la volatilité implicite de l'indice paneuropéen a bondi de 34,6%.

Le tableau macroéconomique aux Etats-Unis s'est encore assombri jeudi: les inscriptions au chômage ont augmenté plus que prévu la semaine dernière, l'indice Philly Fed a touché en août un plus bas depuis mars 2009 et les reventes de logements ont reculé contre toute attente en juillet.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté aux Etats-Unis lors de la semaine au 13 août, à 408.000 contre 399.000 (révisé) la semaine précédente.

En outre, Morgan Stanley a abaissé ses prévisions de croissance de l'économie mondiale pour les années 2011 et 2012, la révision étant plus forte pour les pays développés.

Comme en Europe, les banques ont particulièrement souffert, l'indice S&P des financières chutant de 5% et l'indice bancaire KBW de 5,63%.

Le Wall Street Journal a rapporté que la Réserve fédérale de New York accentuait ses investigations sur les filiales aux Etats-Unis des principales banques européennes, craignant que la crise de la dette en Europe ne se transmette à l'économie américaine par leur intermédiaire.

Et les propos du patron de la Fed de New York William Dudley, qui a réagi en affirmant que la banque centrale traitait "exactement de la même manière" les banques américaines et européennes, n'ont semble-t-il pas suffi à rassurer les investisseurs.

Citigroup, Bank of America, JPMorgan Chase, Goldman Sachs et Morgan Stanley ont affiché respectivement un repli de 6,26%, 6%, 3,77%, 3,5% et 4,76%.

Les valeurs fortement corrélées à la croissance ont également fortement souffert, les titres IBM, United Technologies et Oracle reculant de 4,46%, 5,45% et 8,3%.

Enfin le titre Hewlett-Packard a dévissé de 6%, après l'annonce du rachat du britannique Autonomy et une éventuelle scission avec son activité historique de ventes PC. Le groupe a également publié ses résultats trimestriels et a abaissé sa prévision annuelle.

Catherine Monin pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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