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Wall Street : Spirale baissière enrayée malgré baril à -6%

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(CercleFinance.com) - Un vent de panique a soufflé à Wall Street peu avant la mi-séance (il était 18H45 en France): les indices US perdaient alors -3,5% en moyenne (s'alignant sur la contreperformance de Paris ou de l'euro-Stoxx50).

Les 'sherpas' de Wall Street ont mis fin à cette amorce de spirale baissière dans les plus brefs délais: le Nasdaq a entamé une spectaculaire remontée depuis un plancher de 4.313... et il parvenait même à repasser dans le vert à une demi-heure de la clôture avant d'en terminer quasi stable -0,11% à 4.472.

Le 'S&P' cède au final -1,2% à 1.860 contre 1.812 au plus bas du jour et le Dow Jones lâche -1,55% (soit -250Pts contre -565Pts au plus bas, à 15.450Pts).

Le Russel-2000 parvenait à clôturer dans le vert à 999Pts (après avoir inscrit un plancher annuel et de 2 ans à 958Pts, soit -27% par rapport à ses sommets de 2015).

Cette séance restera peut être une référence historique puisque le baril de 'WTI' a chuté de -7% en séance (-6% au final), inscrivant un plancher de 26,2$: à ce moment précis, le baril égalait son record de baisse historique (de 2008/2009) par rapport à son zénith de juillet 2014, soit -76,5%.

Jamais en 50 ans le pétrole n'avait perdu plus de 77% (à peine 66% en 90/93 entre 41 et 13,5$ dans le contre choc d'après la 1ère guerre du Golfe).

La chute abyssale du baril de 'WTI' coïncide avec des conditions techniques très particulières: cette séance de mercredi coïncidait avec une échéance mensuelle qui a contraint nombre d'opérateurs à faire le choix entre payer pour reporter leur position à grand frais un mois de plus... ou jeter l'éponge et vendre à tout prix.

L'effondrement des cours témoigne sans aucun doute de la priorité accordée à la seconde option, faute le plus souvent d'avoir le choix.

Les chiffres du jour n'expliquent en rien l'effondrement du baril mais ils furent plutôt décevants, l'indice des prix à la consommation (CPI) a glissé de 0,1% en séquentiel en décembre (+0,1% hors énergie), alors que les économistes anticipaient une nouvelle stabilité après celle observée en novembre: en rythme annuel, cela donne +0,7%.

Les mises en chantier ont, elles, reculé de 2,5% à 1.149.000 le mois dernier, après 1.179.000 en novembre (contre 1.197.000 attendu).

Les permis de construire ont parallèlement décroché de 3,9% à 1.232.000, après 1.282.000 (chiffre révisé de 1.289.000). Le consensus était toutefois plus pessimiste, tablant sur 1.200.000 environ.

Les T-Bonds ont bénéficié à mi-séance d'une 'fuite vers la sécurité', le rendement du '10 ans' chutant vers 1,945% avant d'en terminer à 1,98% (soit -8Pts de base).

La moitié de la séance a été placée sous le signe de l'aversion au risque et dès que des rachats à bon compte se sont matérialisés, ce sont les dossiers les plus volatiles qui ont été ramassés, avec notamment les 'biotechs/pharmas'. Le Nasdaq a été soutenu par Celgene +4,4%, Regeneron +3,3%, Amgen +2,5%, Mylan et Vertex +2,1%.

Côté replis, on notait Micron -6,9%, Yahoo -3,2%, Tesla -2,9%, Starbucks -2,8%, Tripadvisors -2,7%, etc.

Le secteur 'énergie/produits de base' avait effectué une entame de séance catastrophique avant que certains dossiers ne se tirent d'affaire: Southwest a repris +13,2%, Cabot +4,4% Freeport +2,8%, Marathon +2,3%.

Les dégagements se sont poursuivis sur Devon -8,1%, Conoco -4,5%, Halliburton -4,4%, Kinder Morgan -4,3%, Exxon -4,2%, Diamond -3,7%, Chevron -3,1% (qui affichait encore -6% vers 19H).

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