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Wall Street : Se voit déjà comme un 'refuge' en cas d'escalade

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(CercleFinance.com) - Wall Street se sent très loin de l'Ukraine et de la Crimée, les manoeuvres d'intimidation de Poutine ne font pas trembler les investisseurs américains qui ne perçoivent guère quelles menaces la Russie pourrait faire peser sur les entreprises US.

Voilà en substance quel raisonnement anime le marché et c'est pourquoi
le Dow Jones n'a lâché que 0,94%, le 'S&P' et le Nasdaq 0,72%.

L'Europe en revanche a dévissé car elle semble en première ligne si les choses devaient mal tourner... mais cela semble peu probable car la Maison Blanche et l'UE disposeraient de suffisamment de cartes en main pour contraindre Vladimir Poutine à privilégier la voie de la diplomatie plutôt que l'option militaire (la Maison Blanche évoque de coûteuses sanctions, en plus d'une éviction temporaire ou définitive du 'G8' à l'encontre de la Russie).
La chute du rouble a commencé il y des semaines et elle s'est accélérée depuis 10 jours -difficile de n'y voir qu'une simple coïncidence- ce qui a contraint la banque centrale russe à réagir alors que de nouveaux planchers historiques étaient enfoncés (36 contre le Dollar, 51 contre Euro): résultat, le rouble n'a que timidement rebondi mais la bourse de Moscou a plongé de -12%... et les actions russes cotées aux Etats Unis ont subi un jeu de massacre ce lundi.

Apparemment, Poutine serait en train de perdre la manche économique et s'il s'aviser de remporter une manche militairement, l'Amérique fait figure de refuge: S&P500 reste au contact de ses sommets à 1.845 contre 1.859,5 vendredi.

Cela s'apparente à une simple consolidation sans intensité qui ne remet pas en cause la tendance haussière après une série de records... de quoi rester presque serein.
Un bémol cependant, l'indice VIX dit 'baromètre de la peur' a bondi de 14,3% à 16,00 et le cours de l'or et du pétrole ont grimpé de +2% respectivement à 1.352$ l'once et 104,8$ le baril.

Vu le climat géopolitique, les bons chiffres US du jour passent au second plan: la croissance de l'activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis a accéléré en février.
L'Institute for Supply Management (ISM), est ressorti à 53,2 contre 51,3 au mois de janvier. Analystes et économistes tablaient en moyenne autour de 52.

Les dépenses de construction aux Etats-Unis ont augmenté de 0,1% au mois de janvier en rythme séquentiel, contre une baisse symétrique attendue par le marché.

Par ailleurs, les dépenses des ménages américains ont augmenté davantage que prévu au mois de janvier (+0,4% au lieu de +0,2% attendu), de même que leurs revenus, au vu des données du Département du Commerce.
Beaucoup de commentateurs ont invoqué les intempéries pour justifier de récentes statistiques moins favorables... et il semblait naturel de penser que les consommateurs avaient été empêchés de se déplacer pour aller dépenser leur argent comme à l'accoutumée.
Apparemment, il n'en est rien... en avec le soutien de la consommation, pas de ralentissement économique en vue: le 'tapering' devrait se poursuivre.


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