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Wall street : Repli à 24h des 3 sorcières, bernanke inquiète

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(CercleFinance.com) - Wall Street clôture assez nettement dans le rouge, le Nasdaq notamment qui chute de -1,22% (Google a bondi de +12% juste après la clôture mais cela ne saurait chasser les sombres nuages qui planent au-dessus des 'négociations' concernant la question de la dette américaine). Le Dow Jones rechute de -0,45% sous les 12.500Pts alors que le 'S&P' recule de -0,67%: Ben Bernanke qui avait soufflé le chaud la veille en évoquant de nouveaux 'stimulus' monétaires a soufflé le froid ce jeudi en évoquant les conséquences catastrophiques d'un défaut de paiement en cas d'incapacité du Congrès à trouver une solution au problème de la dette (une hypothèse qui a conduit Moody's à placer la notation des Etats Unis sous surveillance négative, impliquant une éventuelle perte de son 'AAA').

Les Républicains ont entamé l'épreuve de force avec la Maison Blanche depuis le mois de mai dernier mais les marchés commencent seulement à deviner qu'ils n'ont aucune intention de respecter les règles du jeu démocratique habituelles consistant céder sur 'A' pour obtenir 'B'.

Ils refusent absolument tout hausse de la fiscalité visant les classes les plus favorisées, et notamment les américains gagnant plus de 1 million de Dollar par an : ceux là n'ont manifestement pas les moyens de payer plus d'impôt. La solution proposée par les Republicains pour rétablir l'équilibre des finances fédérales -sans augmentation des recettes fiscales- consisterait à priver les retraités les plus pauvres d'une partie de leur couverture médicale universelle.

Barack Obama a quitté la table des négociations mercredi soir, excédé par la stratégie des Républicains qui consiste à refuser tout compromis en faisant le calcul que la Maison Blanche se retrouve de toutes façons placée devant une alternative se résumant à choisir entre 'peste ou choléra'.

La présidence actuelle -qui a hérité du désastre systémique qui a clôturé l'ère Bush- sera soit considérée comme coupable du gonflement des déficits aboutissant à une accumulation de dettes sur les générations futures et à une perte de confiance dans la solvabilité des USA, soit jugée responsable d'un défaut de paiement qui plongerait l'Amérique dans le chaos économique.

Mince consolation face à des négociations budgétaires qui s'enlisent, les chiffres publiés dans l'après-midi aux Etats Unis furent plutôt meilleurs que prévu avec un recul de -22.000 des inscriptions au chômage (à 405.000) tandis que les ventes au détail ont augmenté par le plus petit écart (+0,1%) en juin alors que le consensus tablait sur un recul symétrique.

Bonne surprise enfin sur le front de l'inflation avec des prix à la production industrielle qui de 0,4% le mois dernier après une progression de 0,2% en mai. Les analystes anticipaient une diminution de 0,2% en juin.

La hausse des prix à la production atteint 7% sur un an en juin d'après le Département du Travail, après un taux de 7,3% observé en mai (un 'plus haut' depuis les 8,8% constatés en septembre 2008).

Mais le 'core rate' (l'inflation hors alimentation et énergie) reste orienté à la hausse: +0,3% en juin, contre +0,2% le mois précédent.

Le pétrole a terminé la séance en forte baisse (-2% à 95,8$ sur le Nymex), ce qui a pesé sur les parapétrolières qui ont perdu -1,5% à l'image de Peabody (-1,25%), Halliburton et Range Resource (-1,6%) ou Valero (-2,7%).

Sur le front des valeurs 'de croissance', net repli des 'biotechs' avec Amgen et Teva Pharma (-1,6%), Biogen (-2,1%) et Vertex (-2,25%), puis d'Amazon avec -1,5%, Adobe, Priceline et BMC Software (-2,4%), Altera (-2,5%), Micron (-2,7%), Netapp et RIM (-3,15%), Nvidia et Netflix -4%, Akamai (-4,5%).

Parmi les rares titres en hausse, Dell gagnait 1% et Google s'envolait de +12% à tout près de 600$ après la clôture sur des profits en hausse à 8,74$ contre 7,84$ anticipés (soit 12% de mieux que le consensus).

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