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Wall Street : Pire séance 2014, le charme de la FED rompu ?

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(CercleFinance.com) - Wall Street est soumis depuis 10 jours à un régime de douche écossaise mais ce jeudi soir, ce fut la douche froide.

Alors que les vendeurs à découvert s'étaient fait surprendre la veille par des 'minutes' de la FED que l'on aurait pu croire confectionnées sur mesure pour tirer les indices US d'un mauvais pas, ce sont les acheteurs qui se sont prix les portes de saloon en plein visage, encore plus violemment que les 'bears' la veille.

La Bourse de New York a succombé jeudi à l'angoisse d'investisseurs s'inquiétant de l'impact du ralentissement de la croissance mondiale, notamment en Europe, sur les entreprises américaines: le Dow Jones a chuté de 1,97% et le Nasdaq de 2,02%.

Les indices US enregistrent leur seconde pire séance de l'année après celle du 3 février.
Le Dow Jones a plongé de -1,97% (soit -335Pts) pour en terminer à 16.659, sous un support oblique moyen terme situé vers 16.700Pts.

Le S&P-500, a dévissé de 2,07% à 1.928Pts, avec une rupture sans appel des 1.945Pts tandis que la baromètre du stress -le VIX- a explosé de +24% à 18,75, pulvérisant le plafond moyen terme des 18.

Le recul de 1.000 demandeurs d'indemnités chômage (à 387.000) ne peut en rien expliquer la capitulation survenue ce mardi et les mauvais chiffres qui continuent paraître en Europe avaient été jusqu'à présent soit ignorés soit considérés comme un facteur concourant au maintien de taux bas pour une 'période temps très étendue'.

Wall Street considère cyniquement une croissance mondiale médiocre (et peu vigoureuse aux Etats Unis) comme le cas de figure idéal pour les actions.

Beaucoup de stratèges appellent ce scénario 'Goldilocks', c'est à dire 'boucle d'or'... non pas pour symboliser la bienveillance des ours (les facteurs économiques négatifs) pour l'innocente jeune fille mais le fait qu'il ne faut ni trop ni trop de croissance, ni trop ni trop peu de chômage, ni trop ni trop peu d'inflation... car tout ce qui compte, c'est que le coût de l'argent reste nul (les bénéfices des entreprises jouent depuis 3 ans un rôle très secondaire comme en témoigne l'envolée des multiples de capitalisation).
Si le scénario bascule du côté déflation et récession, 'Goldilocks' appelle la FED au secours: cela dure depuis 6 ans et à chaque fois, la FED est accourue pour déverser des liquidités en quantité quasi illimitée.

La promesse implicite de taux éternellement bas a systématiquement tiré Wall Street de l'ornière ces 3 dernières années et cela s'est encore vérifié mercredi soir: cette séance de jeudi constitue une véritable 'première'... comme le charme avait brusquement cessé d'opérer.

Il n'y a pas eu beaucoup de rescapés jeudi soir à Wall Street: Yahoo a grappillé +0,05%, Apple +0,22% (Carl Icahn prétend que le titre devrait valoir le double des 101$ affichés ce soir).
Même PepsiCo qui a relevé sa fourchette de bénéfice annuel et annoncé des résultats supérieurs aux attentes s'est effrité de -0,4%.
La chaîne 'Gap' dont les ventes du mois dernier ont déçu les analystes a dévissé de -12,5%.

Des replis supérieurs à -2,5% ont affecté près de 50% des valeurs du Nasdaq-100, Adobe, eBay, Avago, Alexion Pharma ont lâché plus de 3,25%, Micron a chuté de -5,2%, Vodafone de -5,75%, Wimplecom de -5,95%

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