Connexion
Mot de passe oublié Pas encore de compte ?

Wall Street : Les marchés basculent dans la déprime

jeudi 5 mai 2022 à 17h31
BFM Bourse

(CercleFinance.com) - Wall Street décroche lourdement ce jeudi, fragilisée par une nouvelle poussée de fièvre sur le marché obligataire après que la Réserve fédérale a relevé, comme prévu, ses taux directeurs de 50 points de base hier.

En fin de matinée, le Dow Jones recule de 2,5% à 33.212,6 points, tandis que le Nasdaq Composite lâche 4,1% à 12.427,7 points.

Les marchés d'actions américains avaient semblé rassurés hier par les propos de Jerome Powell, le président de la banque centrale américaine, qui a exclu le scénario de hausses de taux 'choc' de 75 points de base.

Mais les marchés obligataires se montrent pour le moins sceptiques et le rendement des bons du Trésor américain à 10 ans est rapidement remonté de 2,92% vers 3,05% ce matin, retrouvant ses plus hauts depuis 2018.

Si les dégagements sont généralisés à Wall Street, les valeurs technologiques sont les premières à souffrir, les investisseurs considérant qu'elles sont les principales victimes de la fin de l'ère des taux zéro, qui permettait d'obtenir des rendements confortables au sein du secteur.

L'indice S&P des 'techs' recule ainsi de 3,9%. Ce sont les 'GAFAM', qui pèsent lourdement dans les indices, mènent le mouvement de repli, Alphabet, Apple, Amazon, Meta et Microsoft perdant tous entre 4% et 7%.

A l'opposé, les défensives parviennent à limiter la casse, à l'instar de l'immobilier (-1,8%), des services aux collectivités (-1%) ou des biens de consommation courante (-1,4%).

Deux indicateurs publiés avant l'ouverture paraissent conforter la nécessité pour la Fed de rester prudente dans la conduite de son resserrement monétaire.

Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont ainsi augmenté la semaine du 25 avril aux Etats-Unis, pour s'établir à 200.000, contre 181.000 une semaine plus tôt.

La moyenne mobile sur quatre semaines - plus représentative de la tendance de fond - s'établit à 188.000, soit une hausse de 8000 par rapport au niveau révisé de la semaine précédente.

La productivité a, elle, plongé de 7,5% au premier trimestre, conséquence à la fois d'une baisse de 2,4% de la production et d'une progression du nombre d'heures travaillées et du salaire horaire.

Pas sûr cependant que ces statistiques s'avèrent suffisantes pour remettre en question l'adoption d'un rythme 'rapide' de hausses de taux qui se profile pour cet été face à l'envolée de l'inflation.

'Les marchés d'actions américains avaient eu des difficultés à aller de l'avant durant le cycle de hausses de taux rapides de 1994 et 1995 et il se pourrait bien qu'ils fassent encore pire cette fois si la Réserve fédérale continue de resserrer sa politique monétaire aussi agressivement que ce que nous attendons', rappelle Capital Economics.

Copyright (c) 2022 CercleFinance.com. Tous droits réservés.

Votre avis
TradingSat
Portefeuille Trading
+316.30 % vs +19.79 % pour le CAC 40
Performance depuis le 28 mai 2008

Newsletter bfm bourse

Recevez gratuitement chaque matin la valeur du jour sélectionnée par Logo TradingSat