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Wall street : Les illusions de mardi se brisent sur l'ism us

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(CercleFinance.com) - (CercleFinance.com) -Quelle claque ! Le Dow Jones a dévissé de -2,22% (sous les 12.300Pts), le Standard & Poor's 500 de -2,28% (à 1.314Pts) et le Nasdaq de -2,33% (à 2.769Pts).

Tous les indices US ont clôturé au plus bas et sur la plus lourde correction depuis le 11 août 2010 (juste avant que la FED ne se décide à mettre en oeuvre le 'QE-2').

Il y a des jours où l'on amerait s'être trompé: le caractère manipulatoire de la hausse des dernières minutes de la séance de mardi aurait pu être 'sauvé' par la confirmation des rumeurs 'd'assouplissement' de la position de l'Allemagne concernant le dossier grec.

Ce n'est hélas pas le cas... tout le contenu de l'article a été démenti par divers officiels travaillant dans l'entourage d'Angela Merkel: c'est à se demander si le Wall Street Journal n'a pas collaboré à la hausse artificielle de Wall Street par naïveté ou parce qu'il a été la cible d'une véritable opération de désinformation.

L'alibi haussier de la veille ne fait pas que se dégonfler, il s'évapore littéralement. Et pour achever d'assommer les acheteurs (et surtout la cohorte de 'suiveurs systématiques') de la veille, Moody's a une nouvelle fois dégradé la note de la dette souveraine de la Grèce à Caa1.

C'est pratiquement le pire niveau de la catégorie 'junk bond': il indique un risque de défaut quasi certain, au moment même où le FMI fait savoir qu'il ne versera pas les sommes prévues dans le plan de sauvetage au mois de juin... parce que la Grèce est incapable d'apporter la preuve de sa capacité à rembourser à un horizon de 12 mois.

Aux Etats Unis, c'est le mythe de la montée en puissance de la reprise qui vole en éclat avec un très faible nombre de créations d'emploi dans le secteur privé (+38.000 en mai selon ADP) puis une chute spectaculaire de l'indice ISM manufacturier. Il plonge de -7Pts vers 53,5 le mois dernier, touchant un plus bas depuis septembre 2009, après 60,4 en avril (le consensus tablait en moyenne sur une baisse de 3Pt à 57,2).

C'est une contreperformance déroutante puisque l'économie américaine continue de bénéficier de l'injection mensuelle de 75Mds$ dans le cadre du 'QE-2' (qui s'arrête dans 2 semaines).

D'où une double question: soit le 'QE' est totalement inefficace pour soutenir la croissance (sauf pour gonfler les bulles spéculatives), soit il évite effectivement une récession, ce qui signifie que sans les béquilles monétaires de la FED, l'activité économique américaine serait déjà au tapis et dans une sitution comparable au 1er trimestre 2009.

En résumé, les USA sont menacé du pire scénario: des bulles d'actifs sur le point d'éclater, de l'inflation et pas de croissance: une variante très redoutable de stagflation où chaque nouveau Dollar imprimé ne fait qu'aggraver les difficultés structurelles des Etats Unis.

Wall Street a été soutenu à bout de bras par la FED ces 9 derniers mois: certaines institutions financières qui collaborent étroitement avec elle en ont largement profité, peut être même au-delà de leurs espérances: le gisement de plus values serait-il épuisé ?

Les vendeurs ont soudain repris l'initiative avec une détermination d'une intensité inconnue depuis l'été 2010... mais ce sont peut être les mêmes qui tiraient artificiellement les cours mardi soir pour faire chuter l'indice VIX sous les 15,5Pts. Le VIX a explosé de +18,5% à 18,3: il reprend d'une seule envolée tout le terrain perdu depuis début mai.

Aucun secteur de la cote n'a été épargné: les technos avait initialement mieux résisté que les cycliques et les valeurs financières mais elles ont ensuite fortement accéléré leur décrue. Elles chutent sur un très large front avec au final seulement 5% de titres en hausse. Les plus lourds dégagements ont pesé sur Juniper -10%, RIM -5,9%, E-Trade -5,2%, Amat -5,1%, Nvidia -4,5%, Oracle -4%, Comcast -3,2%, Apple, Microsoft et Intel -2,3%.

Au sein du Dow Jones, forte de baisse Caterpillar -3,5%, Boeing -3,4%, GE -2,6%, L'indice S&P a été plombé par le secteur bancaire: l'indice éponyme a dévissé de -4,6% dans le sillage de Wells Fargo (-5,05%), Bank of America et Morgan Stanley (-4,25%), JPMorgan Chase et US Bancorp -3,4%.

C'est la conséquence logique de l'hypothèque grecque associé à l'incapacité du Congrès US à régler le problème de la dette domestique.

Le traditionnel conflit politique sur la question du plafond de la dette vire à l'obsession idéologique: c'est une guerre de 'posture' visant à marquer des points dans l'opinion en vie des présidentielles de 2012: l'intérêt supérieur de l'Amérique esy largement pasé au second plan.

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