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Wall street : Le s&p 500 a peu de temps pour finir 2011 en hausse

Wall street : le s&p 500 a peu de temps pour finir 2011 en hausseWall street : le s&p 500 a peu de temps pour finir 2011 en hausse

par Chuck Mikolajczak

NEW YORK (Reuters) - Alors que 2011 prend fin dans deux semaines, la crise de la dette européenne devrait être le principal obstacle pour que l'indice Standard & Poor's 500 finisse l'année en territoire positif.

L'incertitude qui entoure l'accord budgétaire européen et la menace d'abaissement des notes souveraines de plusieurs pays de la zone euro ont alimenté la circonspection de Wall Street et maintenu une forte volatilité sur le marché.

Même un calendrier américain particulièrement chargé cette semaine, avec une salve de statistiques immobilières et l'estimation finale du produit intérieur brut (PIB) pour le troisième trimestre, les marchés devraient avoir les yeux tournés vers l'autre côté de l'Atlantique.

"Tout le monde va continuer à scruter ce qu'on ne cesse de scruter: à savoir que chaque fois qu'un dirigeant allemand va ouvrir la bouche, on prendra une gifle", juge Paul Mendelsohn, stratège en chef chez Windham Financial Services.

"Je croise les doigts pour que le Père Noël arrive. Mais il va nous falloir quelque chose."

L'indice S&P-500, référence des gérants de fonds, est en recul d'environ 3% depuis le début de l'année et doit franchir à la hausse la barre de 1.257,64 points pour revenir dans le vert sur l'ensemble de 2011.

DENTS DE SCIE

Vendredi, Wall Street a fini en ordre dispersé, effaçant une bonne partie de ses gains après qu'une mise en garde de Fitch sur les notes de plusieurs pays de la zone euro, dont la France, a sapé la progression des valeurs cycliques.

Sur la semaine, le S&P a abandonné 2,9%, tandis que le Dow Jones a cédé 2,7% et le Nasdaq a reculé de 3,5%.

Les marchés d'actions américains connu une évolution en dents de scie ces derniers jours, écartelés entre les craintes autour de l'Europe et l'optimisme né d'une série d'indicateurs plutôt favorables pour la reprise aux Etats-Unis, alors que les le niveau des valorisations est considéré comme plutôt bas.

"Il semble bien qu'il y ait une amélioration des indicateurs économiques américains mais il est difficile d'imaginer qu'ils puissent prendre le dessus si l'Europe demeure une grande source d'inquiétude", juge Stephen Massocca, de Wedbush Morgan.

L'effritement des volumes avec le début de la période des fêtes devrait exacerber les mouvements du marché, ce pourrait aider le S&P à repasser en territoire positif.

"Peut-on assister à un rally haussier ? Certainement, parce qu'il va y avoir des gérants de fonds qui vont tenter leur chance, de sorte que le marché finira l'année au moins stable, sinon en hausse", prévient de son côté Ken Polcari, directeur générale de ICAP Equities.

"Si rally il y a, ce sera sur des volumes modestes parce qu'il y aura de moins en moins d'intervenants. Lorsque les volumes sont moindres, il est possible d'avoir ces mouvements exacerbés et les investisseurs pourraient en profiter."

La volatilité sur certaines valeurs pourrait également être alimentée par des avertissements sur résultat.

Il y a eu 97 annonces négatives pour le quatrième trimestre de la part des sociétés de l'indice S&P 500, contre 26 relèvements de prévision, soit un ratio négatif/positif de 3,7, au plus haut depuis 10 ans selon des données Thomson Reuters.

Jean Décotte pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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