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Wall street : Le répit à wall street pourrait persister grâce aux défensives

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par Walter Brandimarte

NEW YORK (Reuters) - Les signes allant dans le sens d'un mouvement de vente à Wall Street abondent, mais les valeurs américaines pourraient vivre une autre semaine de relatif répit si les investisseurs continuent de miser sur les secteurs les moins vulnérables à un ralentissement économique.

La probabilité d'une correction des marchés d'actions s'est accrue au cours des dernières semaines à mesure que l'euro et les matières premières dévissaient de concert, plombant les valeurs de l'énergie et les multinationales exposées à l'appréciation du dollar.

Malgré tout, le marché a évité la chute en se ruant sur les secteurs défensifs, comme les services aux collectivités ou les produits de grande consommation, ainsi que sur les grosses capitalisations dont les résultats sont restés constants.

Cette stratégie pourrait maintenir le marché à flot quelque temps encore. Mais la fin attendue du programme d'assouplissement quantitatif de la Réserve fédérale américaine ("QE2"), le mois prochain, devrait se ressentir dans les cours, les investisseurs montrant moins d'appétit pour le risque en général.

"Il y a de bonnes raisons de faire une pause, il y a de bonnes raisons d'être prudent, et il y a de bonnes raisons de retirer du cash avant une correction cet été et de meilleures opportunités d'achat", juge Richard Ross, stratège pour Auerbach Grayson.

La chute des cours des matières premières depuis le début du mois est considérée par beaucoup comme le premier signe annonciateur d'une correction à venir. Le dollar est allé en s'appréciant depuis, autre signe d'une montée de l'aversion au risque.

LE S&P 500 HÉSITE ENTRE RALLY ET CORRECTION

Richard Ross estime qu'une correction peut intervenir à n'importe quel moment et prévient que Wall Street reste proche d'un plus haut de plusieurs années alors que le marché s'engage dans la période mai-novembre, traditionnellement moins favorable aux tendances haussières.

Même s'il a cédé 0,3% lors de la semaine qui vient de s'écouler, l'indice Standard & Poor's 500, référence des gérants de fonds, est parvenu depuis deux semaines à maintenir son appréciation depuis le début de l'année autour de 6%, les défensives compensant le déclin des cycliques.

Mais ce vaste jeu de chaises musicales entre les secteurs n'a pas empêché l'indice d'évoluer dans une frange restreinte, entre 1.330 et 1.340 points, preuve du manque d'orientation dont pâtit Wall Street.

La plupart des analystes techniques s'accordent à dire que le S&P 500 va quitter cette fourchette sous peu - soit dans le sens d'une correction, soit dans celui d'un rally.

Pour Robert Sluymer, de RBC Capital Markets, aucun signal technique ne permet de dire que le cycle de marché en cours a atteint un pic. Il recommande aux investisseurs de continuer à renforcer leur exposition aux défensives tout en se retirant des cycliques.

La saison des résultats touchant à sa fin, Wall Street n'aura que peu de publications à se mettre sous la dent cette semaine, mis à part peut-être Campbell Soup, Costco Wholesale et Heinz, qui font partie de l'indice S&P 500 des produits de consommation de base.

Cet indice a gagné 0,6% sur la semaine passée.

Les résultats de Polo Ralph Lauren et Tiffany & Co devraient éclairer les investisseurs sur l'état d'esprit des consommateurs et sur la situation du marché de la distribution.

Peu d'indicateurs capitaux à attendre aux Etats-Unis pour la semaine qui s'ouvre, ce qui pourrait laisser le marché à la merci des nouvelles en provenance d'Europe, où la Grèce se débat toujours avec ses difficultés financières et les craintes autour d'une possible restructuration de sa dette.

L'euro, les matières premières et les actions étant extraordinairement corrélés ces derniers temps, Richard Ross conseille aux investisseurs de suivre l'évolution de la parité euro-dollar pour évaluer la direction du marché.

"Si le dollar continue de s'apprécier, cela devrait provoquer un vent contraire pour les matières premières et le S&P", juge-t-il.

Jean Décotte pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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