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Wall street : Dopé par europe, amazon et facebook déçoivent.

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(CercleFinance.com) - Wall Street progresse nettement (+1,65% pour le 'S&P' et le 'Dow') mais c'est sans commune mesure avec l'euphorie qui s'est emparée des places européennes ce jeudi: les indices US se sont par ailleurs montrés peu volatils (moins de 0,7% en 'intraday'), sauf au cours de la 1ère heure où les gains initiaux ont rapidement fondu de 30%.

Rien à voir avec le CAC40 qui a bondi de +4,07% ou l'Euro-Stoxx50 qui s'envole de +4,25% (second meilleur score de l'année).

Cette journée rappelle par de nombreux aspects 29 juin et pour des raisons finalement assez comparables: après la 'magie du verbe' de JC Juncker (qui évoquait un accord pour le sauvetage des banques espagnoles via le MES), voici la 'magie du verbe' de Mario Draghi qui déclare 'La BCE se tient prête à faire tout ce qu'il faut pour sauvegarder l'Euro' (notamment dans le cas où la tension des taux constituerait une menace pour la poursuite des objectifs visés par la Banque Centrale).

Personne ne s'ttendait à ce qu'il s'exprime ce jeudi (pas de réunion officielle avec la presse au programme de la BCE) mais les marchés ont réagi comme s'il venait d'annoncer qu'il allait sauver l'Europe et empêcher la faillite de l'Espagne.

Il n'avait rien fait pour rassurer les marchés 15 jours auparavant, ce bornant à rappeler que la BCE devait s'en tenir à son mandat.

'Et croyez-moi, cela va suffire' a t'il ajouté ce jeudi... mais il sera intéressant de découvrir ce que le 'cela' recouvre, et par quoi 'cela' va se traduire concrètement.

Quand on réfléchit aux récents déboires de l'Espagne avec les agences de notation, on se demande bien pourquoi Mario Draghi n'a pas encore agi si c'est si facile de calmer la nervosité des marchés avec toute la panoplie de moyens dont il prétend disposer (tout le monde comprend des rachats de dettes souveraines ou un nouveau LTRO).

Les cambistes ne sont peut être pas totalement rassurés, il n'y a aucune promesse concrète, mais l'effet est le même: beaucoup d'opérateurs arbitrent massivement en faveur de l'Euro (+1,35% à 1,2300$) alors que les positions 'short' étaient fort nombreuses compte tenu de la prolifération des rumeurs de sortie de la Grèce de l'Eurozone (jugée probable à 90% par Citigroup) et de plan de sauvetage imminent en faveur de Madrid (synonyme de décote sur la dette espagnole et de pertes pour les créanciers public et privés).

La Fed et la BCE doivent se réunir la semaine prochaine: les marchés attendront la confirmation des signaux encourageants de la part des deux banques centrales (allusion explicite à un 'QE-3' de la part de la FED et précisions sur la stratégie envisagée par la BCE).

Sur le front des statistiques du jour, rien qui puisse inciter la FED à agir dans l'urgence puisque les inscriptions hebdomadaires aux allocations chômage ressortaient en baisse -35.000 à 356.000, tandis que les commandes de biens durables de juin sont en progression de +1,6% contre 0,4% attendu (grâce surtout au secteur aéronautique).

Les promesses de ventes de logements pour juin ont en revanche déçu avec un repli de -1,4% (peu surprenant après le fiasco des reventes de logements anciens le mois dernier).

En dehors de l'intervention surprise de Mario Draghi, l'un des 'temps forts' de cette séance se situait juste après la clôture avec une nouvelle déferlante de résultats trimestriels.

Il y a du bon mais aussi de franches déceptions: Facebook publie un résultat de 12 Cents par titre (conforme aux estimations, le nombre d'internautes 'actifs' s'élève à 552 millions pour 950 millions d'inscrits) et un chiffre d'affaires de 1,18Mds$ (1,15Mds$ attendu, soit moins de 2$ par profil 'actif') mais le développement de l'activité sur les smartphones pése sur les marges et tarde à être 'monétisé': le titre qui avait perdu 8% en séance (à 26,8$) doublait ses pertes (-9%) en 'after hour' à 24,2$.

Starbucks chutait symétriquement de -9,6% (après révision à la baisse de ses prévisions annuelles et un profit de 43 Cents, légèrement inférieur aux 45Cts espérés) et Amazon affichait jusqu'à -6% (à 203$) après parution d'un résultat symbolique de 1 Cent par titre (contre 2 Cents... c'est de l'épaisseur du trait) au lieu de 45 Cent 1 an auparavant.

Expedia s'envolait (sans jeu de mot) de +10% après l'annonce d'un bénéfice de 76 Cents supérieur aux estimations (mais après un profit de 1,01$ par titre au 'Q2' 2011).

Le S&P-500 a été dopé en séance par 4 locomotives: Seagate +14,2%, Pulte Group +18,4% (ventes de maisons supérieures aux attentes), Sprint (+20%) et Akamai (+24%).

Le Nasqdaq-100 a bénéficié -en plus de titres mentionnés ci-dessus- des hausses d'Autodesk, Sandisk et Marvell Tech (+4,5%), Avago (+3,6%).

Parmi les rares replis du jour, Netflix a encore plongé de -5,4%, Electronic Arts de -5%, Apollo reculait de -2%... et Apple finit inchangé.

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