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Wall Street : Aucune correction ne saurait durer plus de 48H

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(CercleFinance.com) - Wall Street efface ses pertes de jeudi soir !
Le Nasdaq bondit de +1,57% (avec 95% de titres en hausse), le S&P500 de +1,05% (+0,5% hebdo), le Russel-2000 de +1,6%.

Une hausse quasi euphorique malgré le contexte géopolitique, malgré des chiffres conjoncturels mitigés (baisse de la confiances des consommateurs, recul de l'activité immobilière, ventes de détail atones...).

Pour un investisseur qui serait parti 48H dans un lieu coupé de la civilisation et des réseaux internet... il ne s'est tout simplement rien passé sur la planète et les actions américaines se contentent de plafonner à proximité de leur sommets historiques.

Pas d'avion abattu au-dessus de l'Ukraine, pas de tensions russo-américaines, pas d'offensive meurtrière dans la bande de Gaza... tout est calme sur la planète, il ne se passe rien qui puisse inquiéter ou déstabiliser les marchés financiers américains.

Les plus optimistes objectent que si jeudi n'avait pas été troublé par les turbulences géopolitiques, le Dow Jones aurait fini la semaine 100Pts plus haut, et le S&P500 aurait enfin accroché les 2.000.

La traditionnelle hausse du vendredi (aucune exception depuis fin avril) aurait pu propulser les indices US vers de nouveaux sommets: jeudi fut un simple contretemps !

Il n'existe qu'un seul sens depuis 5 ans à Wall Street et aucune raison sur terre pour que la tendance haussière soit remise en cause avant l'été 2015: les banques centrales le veulent ainsi, leurs relais bancaires sur les marchés sont tout puissants et ils l'ont encore brillamment démontré ce vendredi.
Cette séance des '3 sorcières' a été aussi 'bullish' que les 6 précédentes: Wall Street aligne en effet un 6ème mois de hausse consécutive.
Depuis fin novembre 2011, le 'S&P' totalise 22 mois de hausse sur 28... dont 11 de hausse sur les 12 derniers mois écoulés.

Le fait que les profits et les chiffres d'affaires des entreprises n'aient que peu progressé ou régressent (les bénéfices par actions sont soutenus à coup de rachats de titres, d'autre part, IBM, Alcoa ou Yahoo voient leur activité s'étioler) ne constitue plus une raison de juger cette hausse surnaturelle.
Les rendements obligataires ont encore franchi un cap historique à la baisse en Europe cette semaine: il n'y a plus de rendement sur les T-Bonds ou les Bunds (1,14%), il y a des quantités quasi illimitées de liquidités en excédent sur les marchés... il n'y donc plus aucune limite physique ou théorique à la valorisation des actions (plus de 100de PER sur certains segments du Russel-2000).

Cette véritable profession de foi... tous les 'stratèges' et vendeurs d'actions la connaissent par coeur et nous la servent semaine après semaine, mois après mois, trimestre après trimestre depuis 4 ans.

Cette vision mécaniste triomphe tant que les cours progressent... mais c'est la définition même d'une bulle: une hausse sans cause tangible, déconnectée de l'accroissement de la richesse réelle, purement spéculative puisque motivée par l'absolue conviction que les cours seront plus haut demain (peu importe qu'il y ait ou non une raison identifiable), parce que les banques centrales le veulent ainsi... et on ne combat pas une banque centrale, même si elle joue aux apprentis sorciers.

Le Nasdaq a été dopé par Gilaed (+4,5%), Google (+4,2% après des résultats trimestriels comme toujours supérieurs aux attentes), Facebook +3%, Tesla +2,15%... et Intel a encore grimpé de +2%.

A la baisse, un seul gros accroc avec Advanced Micro Devices (-16,2% alors que le rival d'Intel voit ses comptes virer au rouge)... et un repli de -4,4% sur Nvidia.

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