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Marché : Vers une sanctuarisation des banques de détail britanniques

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LONDRES (Reuters) - Le gouvernement britannique a lancé mercredi ce qui s'annonce comme la plus grande refonte du secteur financier depuis l'indépendance de la Banque d'Angleterre en 1997, apportant son soutien à la sanctuarisation des activités de banque de détail.

Lors d'un discours, George Osborne, ministre des Finances, a avalisé la proposition phare de la Commission bancaire indépendante qui vise à protéger les activités des banques à destination du grand public de celles, jugées plus risquées, de la banque d'investissement.

Ce faisant, le gouvernement de coalition veut ainsi montrer qu'il s'en tient à sa promesse de durcir les conditions d'activité des banques, tenues responsables par le grand public de la crise financière de 2007-2009.

George Osborne a également soutenu la proposition exigeant des banques des ratios de capital plus élevés.

Même si le projet de sanctuarisation des activités de banque de détail n'est pas encore finalisé, les titres des quatre grandes britanniques - Lloyds, HSBC, Barclays et Royal Bank of Scotland - ont perdu entre 1,2% et 2,7% mercredi alors que l'indice Footsie 100 de la Bourse de Londres a reculé de 1,02%.

George Osborne a également dit qu'il souhaiterait trouver un repreneur pour Northern Rock - première victime britannique de la crise du crédit qui a été intégralement nationalisée - d'ici la fin de l'année.

Le ministre des Finances n'a pas donné de valeur de Northern Rock mais, selon la BBC, la cession de cet établissement arrivé au bord de la faillite en 2007 pourrait générer un milliard de livres, un chiffre à comparer à la somme de 1,4 milliard de livres injectée par Londres dans la banque pendant la crise.

George Osborne a ajouté que cela prendrait plusieurs années avant que l'Etat ne cède ses autres participations prises dans les banques en guise de soutien en pleine crise financière.

Il s'agit notamment des 83% détenus par Londres dans Royal Bank of Scotland et de la participation de 41% du Trésor dans Lloyds.

"Cela prendra un certain temps - vraisemblablement plusieurs années - avant que nous puissions tout vendre", a dit le ministre des Finances.

Fiona Shaikh et Sudip Kar-Gupta, Benoît Van Overstraeten pour le service français

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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