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Marché : Une embellie timide mais encourageante pour l'emploi américain

Une embellie timide mais encourageante pour l'emploi américainUne embellie timide mais encourageante pour l'emploi américain

par Lucia Mutikani

WASHINGTON (Reuters) - L'économie américaine a créé un peu moins d'emplois qu'attendu en octobre mais le taux de chômage est revenu à 9,0%, son plus bas niveau en six mois, et la révision à la hausse des créations de postes d'août et de septembre laisse penser que le marché du travail retrouve un peu de vigueur.

Le nombre de créations d'emplois a été de 80.000 le mois dernier, montrent les statistiques publiées vendredi par le département du Travail, alors que les économistes en prévoyaient 95.000. Mais sur les mois de septembre et d'août, ce nombre a été revu en hausse et donne 102.000 emplois de plus qu'annoncé auparavant.

Le taux de chômage a en outre diminué à 9,0% contre 9,1% en septembre, alors même que les entrées sur le marché du travail se faisaient plus nombreuses.

"C'est un pas dans la bonne direction", commente John Canally, économiste de LPL Financial. "C'est à peu près cohérent avec la croissance actuelle de l'économie mais ce n'est pas suffisant pour rompre avec la tendance."

Les marchés financiers étaient hésitants après la publication des statistiques: après une brève incursion des futures dans le vert, Wall Street a finalement ouvert en baisse tandis que les Bourses européennes restaient dans le rouge et que le dollar cédait du terrain face à l'euro.

Le marché du travail reste le principal point faible de l'économie américaine et peine à profiter d'une reprise encore fragile.

Le chômage, qui touche encore 13,9 millions de personnes, devrait être l'un des principaux enjeux de l'élection présidentielle de l'an prochain, qui s'annonce pour l'instant difficile pour Barack Obama.

Parallèlement, des signes d'amélioration sur ce front pourraient conduire la Réserve fédérale à maintenir sa politique monétaire actuelle.

Mercredi, à l'issue de sa réunion de politique monétaire, la Fed a revu à la baisse ses prévisions économiques et à la hausse ses projections de chômage. Mais elle n'a annoncé aucune mesure nouvelle censée soutenir la croissance, se contentant d'expliquer qu'elle envisageait la possibilité de nouveaux rachats d'obligations sur les marchés.

LA CRISE DE LA DETTE FREINE LA REPRISE

Le risque d'une nouvelle récession semblant refluer, la pression sur la Fed pourrait s'alléger. Mais la crise de la dette dans la zone euro complique la donne: les déboires de la Grèce et les craintes d'une contagion à d'autres pays, comme l'Espagne ou l'Italie, perturbe les marchés financiers et sape le moral des consommateurs.

Deux ans après le début de la reprise américaine, une petite partie seulement des huit millions d'emplois perdus pendant la crise ont été regagnés.

Pour endiguer la montée du chômage, il faudrait que les Etats-Unis renouent durablement avec une croissance d'au moins 2,5% en rythme annuel et crée environ 125.000 emplois par mois.

La croissance du produit intérieur brut (PIB) a certes atteint 2,5% en rythme annualisé au troisième trimestre mais elle n'était que de 1,3% au deuxième.

Les chiffres du mois d'octobre montrent toutefois de nouveaux signes encourageants. Ainsi, la mesure la plus large du chômage, qui intègre les personnes souhaitant travailler mais qui ont renoncé à chercher un emploi et les travailleurs à temps partiel contraint, a diminué le mois dernier alors qu'elle avait atteint en septembre son plus haut niveau depuis neuf mois.

La durée moyenne du chômage a parallèlement reculé après un pic à 40,5 semaines en septembre.

Le mois dernier, le secteur privé a créé 104.000 postes alors que le secteur public en a perdu 24.000. Le BTP a perdu 10.000 emplois après un gain inattendu de 29.000 emplois en septembre.

L'emploi industriel a augmenté de 5.000 postes, après un léger recul en septembre. Les services comptent 17.800 postes de plus.

La durée hebdomadaire du travail n'a pas varié à 34,3 heures et le revenu horaire a augmenté de cinq cents.

Wilfrid Exbrayat et Marc Angrand pour le service français, édité par Catherine Monin

Copyright © 2011 Thomson Reuters

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