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Marché : Tokyo souhaiterait que l'europe renforce le fesf et le mes

Tokyo souhaiterait que l'europe renforce le fesf et le mesTokyo souhaiterait que l'europe renforce le fesf et le mes

par Tetsushi Kajimoto et Tomasz Janowski

TOKYO (Reuters) - L'Europe peut adresser un signal positif aux investisseurs et à ses partenaires internationaux en augmentant la puissance de feu globale de ses mécanismes de soutien financier, ont déclaré lundi des responsables japonais.

Le Japon a exprimé à plusieurs reprises sa volonté de contribuer à la résolution de la crise de la zone euro tout en soulignant que la présentation d'un plan d'action convaincant était un préalable à son engagement ferme.

"Le Japon, comme d'autres pays extérieurs à la zone euro, est prêt à faire quelque chose mais, tant que les pays européens ne prennent pas de mesures décisives, il est difficile de mettre en oeuvre une telle démarche", a déclaré un haut responsable gouvernemental japonais.

Une augmentation de la taille globale du Fonds européen de stabilité financière (FESF) et du futur Mécanisme européen de stabilité (MES) au-delà des 500 milliards d'euros prévus pour l'instant constituerait une étape importante et un signal encourageant, précise-t-on côté japonais.

"Nous attendons des pays européens qu'ils revoient de manière très positive le plafond global de 500 milliards d'euros du FESF et du MES", a dit le responsable à Reuters.

Le conseil européen de début décembre a abouti à un accord prévoyant d'avancer d'un an -à la mi-2012- la création du MES, doté d'une capacité de prêt effective de 500 milliards d'euros, mais des interrogations persistent sur le montant des contributions individuelles des pays concernés et sur le calendrier de la mise en oeuvre du mécanisme.

LE JAPON NE SE DÉFIE PAS DE L'EURO

Les Japonais louent l'initiative d'avancer la mise en service du MES mais jugent qu'un plafond plus élevé s'imposera peut-être au vu du petit nombre d'investisseurs prêts à participer à l'accroissement des capacités du FESF.

"Il semble que la démultiplication du FESF par l'argent des investisseurs ne se concrétise pas très bien; c'est pourquoi ils (les Européens) avancent l'entrée en service du MES, et le réexamen du plafond de 500 milliards d'euros est très important", a ajouté le responsable.

"Les pays européens pensent peut-être que ce qui a déjà été décidé constitue un grand pas en avant; mais en fait, les marchés veulent voir l'Europe agir de manière plus décisive".

Le Japon, les Etats-Unis, le Canada et d'autres pays ont souvent exprimé leur déception vis-à-vis de la manière dont l'Europe gère sa crise; ils ont réclamé à plusieurs reprises des mesures audacieuses qui créeraient des "pare-feu" autour des pays les plus faibles et les plus endettés de la zone euro.

"Même si nous bâtissons des 'pare-feu', il nous faut de la discipline budgétaire", a rappelé un autre responsable japonais.

Un troisième a déclaré que le projet du Japon d'acheter de la dette chinoise ne témoignait pas d'un manque de confiance envers les actifs en euro ou en dollar.

Le projet, discuté durant un déplacement du Premier ministre Yoshihiko Noda à Pékin, vise à renforcer les liens économiques entre les deux pays plutôt qu'à diversifier les réserves de change du Japon, composées essentiellement de dollars et d'euros, a-t-il ajouté.

Tetsuhi Kajimoto et Tomasz Janowski, Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Marc Angrand

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