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Marché : Tepco doit rester dans le secteur privé, dit naoto kan

Tepco doit rester dans le secteur privé, dit naoto kanTepco doit rester dans le secteur privé, dit naoto kan

TOKYO (Reuters) - Le Premier ministre japonais Naoto Kan a jugé vendredi que Tokyo Electric Power Co (Tepco) devait rester dans le secteur privé, mais reconnaît que l'exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima endommagée par le séisme et le tsunami du 11 mars aurait besoin d'une aide publique.

"Tepco va être contraint de verser des indemnisations", a déclaré Naoto Kan lors d'une conférence de presse.

"Tepco est un groupe privé (...) Nous lui apporterons de l'aide mais Tepco se doit de faire le maximum en tant que groupe privé."

Le quotidien Mainichi avait rapporté plus tôt dans la journée que le gouvernement japonais avait l'intention de prendre le contrôle de Tepco, avec une participation ne dépassant pas 50%, selon une source gouvernementale.

"Si la participation dépassait 50%, ce serait une nationalisation, mais ce n'est pas ce que nous envisageons", disait cette source.

L'information a fait plonger le titre de 10% à la Bourse de Tokyo. Il avait déjà perdu 80% de sa valeur depuis le 11 mars.

La réaction de la compagnie à la catastrophe a suscité de nombreuses critiques. Ses erreurs et ses défaillances, combinées à la discrétion de sa hiérarchie, ont en outre largement entamé son crédit.

Yukio Edano, secrétaire général du gouvernement, a dit à la presse que les pouvoirs publics n'avaient pas encore décidé de la marche à suivre pour aider la compagnie à faire face à ses obligations.

Sa direction a quant à elle dit tout ignorer des projets des autorités et a jugé que l'heure n'était pas aux discussions sur sa restructuration.

L'inquiétude quant à l'avenir de Tepco s'est accrue mercredi avec l'hospitalisation de son directeur général, Masataka Shimizu.

La firme a par ailleurs annoncé que les 2.000 milliards de yens (17 milliards d'euros) de prêts d'urgence consentis par de grandes banques nippones ne suffiraient pas à couvrir l'envolée de ses besoins de financement.

Selon une note de Bank of America-Merrill Lynch, Tepco pourrait devoir débourser jusqu'à 11.000 milliards de yens (93,8 milliards d'euros) au titre de sa responsabilité - près de quatre fois la capitalisation de la compagnie - si la crise nucléaire se poursuit pendant deux ans.

Kazunori Takada et Yoko Nishikawa, Jean-Philippe Lefief et Catherine Monin pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten

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