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Marché : S&p dégrade groupama, le mutualiste lance un plan d'économie

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PARIS (Reuters) - Standard & Poor's a abaissé vendredi la note à long terme de Groupama, une décision à laquelle le groupe mutualiste s'était préparé en annonçant en interne jeudi un plan d'économies et des mesures pour renforcer son profil financier.

L'agence de notation a abaissé la note de Groupama de BBB+ à BBB avec une perspective négative, estimant que des marchés défavorables et instables pourraient affaiblir financièrement l'assureur et fragiliser ses ratios de fonds propres.

S&P, qui avait placé l'assureur sous surveillance le 13 septembre, a indiqué que si le plan proposé par Groupama représentait "un développement" positif, les mesures engagées étaient insuffisantes pour conserver une note BBB+.

Le journal Les Echos écrit vendredi que Groupama cherche à réduire ses coûts de 300 millions d'euros sur les deux prochaines années et de 400 millions à horizon 2013.

"Notre priorité, dans l'immédiat, cela reste d'agir sur la couverture de nos actifs financiers, le renforcement de nos protections de réassurance, l'amélioration de nos marges et la réduction de nos frais généraux", a commenté une porte-parole du groupe mutualiste après l'annonce de S&P.

La porte-parole a exclu une vente des participations de 5,47% et 4,09% que le mutualiste possède respectivement dans Veolia et la Société générale, deux titres parmi les plus malmenés en Bourse et qui ont perdu 54% et 60% de leur capitalisation boursière depuis le début de l'année.

Elle a également démenti tout besoin d'argent frais et toute étude de schémas de rapprochement avec d'autres groupes financiers comme cela a été évoqué dans la presse.

Groupama a annoncé début août un résultat net en hausse d'environ 16% au premier semestre malgré une provision de 84 millions d'euros passée en raison de sa participation au plan d'aide à la Grèce.

Si le mutualiste doit faire face comme tous les groupes financiers à la crise de la dette dans la zone euro, il est particulièrement touché, en tant qu'assureur, par la désaffection croissante des Français pour l'assurance-vie et leur amour grandissant pour le livret A.

Julien Ponthus, avec Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Dominique Rodriguez

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